Un an de plus pour le projet de l’OM, et le casting est quelque peu renouvelé. Ce mercredi, trois nouveaux visages ont fait leur apparition à la Commanderie : le nouveau président Stéphane Richard, le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi, et donc le nouvel entraîneur Bruno Genesio. Ce dernier, arrivé en provenance de Lille qu’il avait hissé à la troisième place de L1 l’an passé, a esquissé les grandes lignes de sa feuille de route pour redresser l’Olympique de Marseille.

Si Genesio a reconnu avoir été séduit par l’engouement passionnel qui entoure le club, il ne traverse pas le pays pour les plaisirs du bord de mer ni pour son climat. «Je suis ici en connaissance de cause de la situation du club, mais ça n’empêchera pas d’avoir de l’ambition parce que l’Olympique de Marseille se doit d’être un club ambitieux». Cinquième de Ligue 1 la saison dernière et donc qualifié pour la Ligue Europa, l’OM aura à coeur d’exister dans cette compétition. Après avoir déjà fait tomber Guardiola, Ancelotti ou même Simeone au cours de sa carrière, autant dire que Genesio est attendu comme celui qui fera passer un cap à l’OM en Coupe d’Europe, là où le bât blesse depuis de longues années.

Une volonté de faire encore plus confiance aux jeunes

«Faire passer un cap à l’OM en Coupe d’Europe? J’espère en tout cas, je ne sais pas s’il faut passer un cap, mais on aura besoin de battre nos concurrents direct, comme les équipes qui jouent le maintien. Il faut une volonté de se dépasser. C’est peut-être ce que j’ai réussi à construire à Lyon, Rennes ou Lille. C’est ce qui a permis de battre des grands clubs et des grands coachs, car on n’était pas favoris, et on n’avait peut-être pas les moyens d’autres équipes. J’espère pouvoir reproduire ça ici.»

Au sujet de la place accordée aux jeunes dans le groupe pro, le nouveau coach marseillais a dévoilé ses intentions d’en intégrer davantage. C’est l’un des grands axes du projet du club, et le vécu de formateur de Genesio s’inscrit aussi dans cette logique : «j’ai toujours fait confiance à de jeunes joueurs, formés au club ou issus d’un recrutement de post-formation (…) Il y en a beaucoup qui sont avec nous, je les observe, j’analyse, je les évalue», a-t-il indiqué, en insistant sur le fait qu’il n’intégrerait personne pour faire plaisir. «Mais oui, c’est l’idée justement de faire progresser des jeunes joueurs qui seront compétents pour jouer avec moi».

Il prend acte des contraintes financières du club

Sans trop s’épancher sur ses envies liées au mercato, Genesio a assuré avoir pris acte des contraintes du club, lui qui a souvent été considéré comme un entraîneur exigent au niveau du recrutement. Pour rappel, nous vous indiquions dans la journée que Pierre-Emerick Aubameyang allait par exemple quitter l’OM pour rejoindre La Corogne en Espace : «lorsque vous avez des bons joueurs vous voulez les garder. Mais il y a une réalité contextuelle. J’étais au courant de ce qu’il se passait quand j’ai signé. J’étais au courant qu’on allait devoir vendre des joueurs. Tout le monde a été honnête et clair avec moi. A nous de trouver ce qu’il faut pour chaque poste, à nous de créer cette synergie et cet état d’esprit qui doit transpirer de cet effectif.» Avoir une «équipe active,» «jouer et presser haut», avoir une équipe «avec des valeurs», voilà pour les grandes lignes de son projet de jeu. Il n’y a plus qu’à joindre les actes à la parole.