Le passage de témoin approche. Après quatorze ans à la tête de l’équipe de France, Didier Deschamps dirigera samedi son ultime rencontre face à l’Angleterre, à l’occasion du match pour la troisième place de la Coupe du Monde 2026. Derrière lui, une nouvelle ère s’apprête à débuter avec Zinédine Zidane. Sans véritable suspense depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, l’ancien entraîneur du Real Madrid est attendu pour succéder à « DD », lui qui a repoussé toutes les sollicitations afin de conserver intact son rêve de prendre un jour les rênes des Bleus.

Si son contrat n’est pas encore signé, il ne manque plus que quelques formalités. Selon RMC Sport, la FFF souhaite d’ailleurs boucler le dossier avant le 21 juillet, date de l’adoption de la nouvelle loi sur la gouvernance du sport français. Celle-ci prévoit un plafond de 450 000 euros brut annuels pour les plus hauts salaires des fédérations, sauf dérogation du ministère des Sports. Pour éviter toute complication administrative, la Fédération veut donc faire signer Zidane avant l’entrée en vigueur du texte. La ministre Marina Ferrari a toutefois déjà donné son feu vert à une dérogation. L’ancien meneur de jeu des Bleus devrait ainsi percevoir 300 000 euros par mois hors primes, une rémunération pouvant atteindre 450 000 euros mensuels avec les différents bonus prévus.

Zidane veut féminiser l’encadrement des Bleus

Mais au-delà des questions contractuelles, c’est surtout sur le plan sportif que Zidane prépare une véritable rupture. Toujours selon RMC Sport, le futur sélectionneur entend casser les habitudes installées durant les quatorze dernières années en mettant en place un encadrement inédit. Son idée est de s’appuyer sur un staff particulièrement étoffé, qui pourrait compter plus de… 25 personnes ! Une première dans l’histoire de l’équipe de France. Un choix qui représenterait un investissement conséquent pour la Fédération forcément mais qui montre la volonté de Zinédine Zidane de ne rien laisser au hasard.

Autre décision forte : Zinédine Zidane souhaite donner une place beaucoup plus importante à l’analyse de la performance et aux données statistiques. L’ancien coach du Real Madrid veut renforcer le département « data » des Bleus. Ce n’est pas tout, l’ancien joueur de Bordeaux veut féminiser davantage son encadrement, notamment sur ces postes spécialisés. Si plusieurs champions du monde 1998, comme Fabien Barthez, sont régulièrement évoqués pour intégrer son staff, aucun nom n’a encore été officiellement arrêté. Une chose est sûre : Zidane veut marquer sa différence dès les premiers jours de son mandat.