En route vers un 9e sacre

Une remontada personnelle signée Lionel Messi. Celle pour le Ballon d’Or. À 39 ans, Lionel Messi réalise un retournement de situation spectaculaire en s’invitant à nouveau dans la course pour un neuvième Ballon d’Or, après avoir été écarté des nommés lors des deux dernières éditions remportées par Rodri et Ousmane Dembélé. Malgré son quotidien exilé à l’Inter Miami qui l’avait rendu presque invisible, le capitaine argentin a retrouvé tout son génie lors de ce Mondial avec un bilan étincelant de 8 buts et 4 passes décisives en 7 matches. Une victoire finale dimanche face à l’Espagne validerait ce sacre inattendu, d’autant que ses concurrents français comme Kylian Mbappé, malgré ses statistiques individuelles de haut vol, ou Michael Olise ont vu leurs espoirs s’effondrer avec l’élimination des Bleus. Ses véritables rivaux pour le trophée se trouvent désormais au sein de la Roja, à l’image de Rodri, Dani Olmo ou d’un coup d’éclat de Lamine Yamal en finale.

Ennemi public n°1

« Je suis toujours l’homme de la situation », placarde le Daily Mirror, en parlant de Thomas Tuchel. Malgré la violente vague de critiques qui s’abat sur lui après l’élimination de l’Angleterre par l’Argentine, Thomas Tuchel affirme à 100 % être l’homme de la situation pour guider les Three Lions vers l’Euro 2028. Sous contrat à hauteur de 5 millions de livres par an, le technicien allemand fait face aux reproches des observateurs en Angleterre. Pour sa défense, Tuchel évoque un blocage mental des joueurs entre l’entraînement et les matchs, tout en rappelant les lourdes difficultés physiques accumulées durant tout le tournoi. « Fin du monde ». C’est ainsi qu’une grande partie de la presse britannique titre, et tous les supporters anglais pleurent, l’élimination angoissante des Three Lions en Coupe du Monde. Elle est aussi marquée par la "désolation “de Wayne Rooney, ancien capitaine qui fustige son coaching trop défensif. Le « déjà vu »qu’écrit Jamie Carragher dans le Telegraph, ou” l’agonie" de médias comme le Mirror. Comme en 1990 et 2018, l’Angleterre est au bord de la grande finale. Et le grand signe est Tuchel. Selon les mots de l’ancien joueur anglais Chris Sutton, « C’était une catastrophe tactique de la part de Thomas Tuchel. » En d’autres termes « un désastre ». Mais même après toutes ces critiques, « Tuchel mais pas coulé », titre l’Équipe. Le sélectionneur a toujours en tête de guider l’Angleterre vers les sommets.

Un duel pour l’histoire

L’image de Messi qui fait prendre le bain à Lamine Yamal ajoute encore plus de folie dans cette idée d’immortalité.« Le bain de la gloire », titre AS. Sport, fait aussi sa Une avec cette image mythique. Rentrons dans les explications de ce cliché. C’était à l’occasion d’un calendrier solidaire du journal Sport en collaboration avec la Fondation Barça et l’UNICEF. Une photo prise presque par le destin. Celui du baptême de Lamine Yamal aux mains du meilleur joueur de tous les temps. Avoir les deux joueurs en finale de ce Mondial, face à face. Yamal en héritier de Messi. C’est déjà une photo historique. Pour Mundo Deportivo, c’est « la finale de la Masia ». En effet, la Masia s’impose comme la reine absolue de cette finale de Coupe du Monde avec pas moins de neuf joueurs issus de l’académie du Barça.