Avant de retrouver l’Angleterre pour tenter de décrocher la troisième place de la Coupe du Monde, Didier Deschamps était présent pour sa dernière conférence de presse d’avant-match à la tête des Bleus. Le sélectionneur tricolore n’a pas cherché à minimiser l’échec du match contre l’Espagne et a reconnu que la Roja avait mérité sa qualification pour la finale. Lui qui avait eu beaucoup de frustration lors de l’élimination de l’équipe de France en pointant notamment du doigt l’arbitrage.

Didier Deschamps revient sur son choix d’avoir gardé 4 offensifs
« Il faut accepter la défaite, mais l’Espagne a été meilleure que nous », a-t-il déclaré en conférence de presse. Malgré des données physiques jugées satisfaisantes, le technicien estime que son équipe a été dominée sur le plan technique par une sélection espagnole qui « a hissé le curseur ». Une élimination difficile à digérer, tant « la déception est à la hauteur des ambitions qu’on avait ». Interrogé sur son choix de conserver une équipe très offensive avec quatre attaquants, Didier Deschamps a également tenu à défendre ses convictions.
« Vous avez le droit de vous poser toutes les questions et d’avoir des théories. Mais le problème n’est pas là, les Espagnols ont joué avec quatre offensifs aussi », a répondu le sélectionneur. Pour lui, les difficultés des Bleus sont davantage liées au manque de maîtrise avec le ballon et à la qualité de l’adversaire qu’à son système de jeu. «Les Espagnols ont joué avec quatre offensifs aussi. On n’a pas pu bien attaquer, on a eu du déchet et l’adversaire a fait en sorte qu’on en ait. Au Qatar, on avait quatre joueurs offensifs et ça ne nous a pas empêché d’aller en finale. C’est un choix que je fais », a-t-il rappelé, assurant qu’il ne fait pas ce choix pour renvoyer une image plus offensive de son équipe.
Didier Deschamps répond sur le cas Adrien Rabiot
Le patron des Bleus est également revenu sur l’une des décisions fortes de cette demi-finale : la sortie d’Adrien Rabiot à la pause. Déjà averti, le milieu de terrain aurait lui-même alerté son entraîneur pendant la rencontre. « Il est venu me voir à la pause fraîcheur et m’a dit : "Coach, je ne peux plus jouer mon jeu". Quand vous êtes milieu, le jeu est à 360 degrès. Je lui ai dit 'gère, évite de laisser trainer le pied’ car ce n’est pas passé loin. Je les ai fait ses matchs-là et j’étais l’ombre de moi-même », a raconté Deschamps.
Conscient qu’un deuxième carton jaune pouvait rapidement arriver, le sélectionneur a préféré ne prendre aucun risque. « J’aurais pu faire différemment, mais je ne me pose pas ces questions. J’ai choisi avec les éléments que j’avais et mon vécu », a-t-il expliqué. Malgré l’immense frustration de ne pas disputer la finale, Didier Deschamps refuse que son groupe termine la compétition en roue libre. Le sélectionneur attend une réaction de ses joueurs face à l’Angleterre, dans un match qu’il juge loin d’être anodin. « Ce n’est pas un match amical, il est là, c’est pour une troisième place. J’ai le devoir de tout faire pour atteindre cet objectif. On a une responsabilité par rapport aux millions de Français», a-t-il conclu. Une dernière mission avant de tourner la page d’une Coupe du Monde qui laissera forcément un goût amer aux Bleus.
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