L’élimination contre l’Espagne en demi-finales de la Coupe du monde 2026 reste en travers de la gorge des internationaux français. Surclassés dans tous les compartiments du jeu par une Roja impressionnante (0-2), les hommes de Didier Deschamps ont vu leur rêve de titre s’arrêter brutalement alors qu’ils figuraient parmi les grands favoris du tournoi. Une énorme déception pour cette équipe de France qui affichait clairement l’objectif de prendre cette troisième étoile. Mais elle s’est heurtée à un mur. Quelques jours après cette immense désillusion, Ibrahima Konaté est revenu sur cette défaite qui continue de hanter le groupe tricolore.

Présent en conférence de presse, le défenseur du Real Madrid (depuis quelques semaines) n’a pas caché son amertume. « C’est très dur à digérer, on y pense chaque jour depuis la défaite. Il y a du regret, c’est tellement dur… Pour avoir vécu deux Coupes du monde, avec une défaite en finale et en demie, celle-ci est un peu moins dure. Mais ça fait mal quand même. On voyait ce qui se disait en France, ça nous voyait déjà champion du monde depuis un moment. C’est un coup de massue mais ça fait partie du foot. On avance la tête haute. » Un constat lucide pour celui qui reconnaît que les Bleus n’ont jamais trouvé les solutions face aux Espagnols.

Un statut de favori dur à assumer ?

Remplaçant en équipe de France sur ce Mondial, Konaté a également insisté sur la supériorité de la Roja, qui reste désormais sur trois victoires consécutives face aux Français. « Trois défaites de suite, ça fait mal et on ne l’accepte pas en tant que compétiteur. À l’Euro 2024, ils étaient meilleurs que nous mais il y avait quelque chose à faire. En Ligue des nations, cette équipe était meilleure que celle contre laquelle on a joué il y a quelques jours. Lamine Yamal et Nico Williams étaient à 100 %. Le dernier match, ils étaient meilleurs que nous. La raison ? Il faut demander au coach. On était en retard sur pas mal de choses. Mais en tant que remplaçant, c’est plus facile à dire qu’à faire. On doit apprendre et comprendre pourquoi ça ne l’a pas fait. On est tombés sur une équipe d’Espagne qui était meilleure. Ils ne sont pas rentrés dans nos têtes, on fait abstraction de ce qui se dit. Un seul joueur a parlé en vrai (rire). Ça lui a réussi, mais ce n’est pas la fin de notre carrière, on va être amenés à les rencontrer. »

Enfin, le défenseur tricolore a tenu à remettre en perspective les attentes qui entouraient cette équipe de France avant le tournoi estimant que voir la France ultra-favorite était une analyse biaisée. « Pour les fans du monde entier, on était les favoris par rapport à ce qu’on a dégagé et les individualités qu’on a. Les fans se disent que l’équipe de France peut faire deux ou trois équipes et faire quelque chose en Coupe du monde. Mais une compétition se joue en équipe et sur les individualités. Avoir perdu contre l’Espagne, ce n’est pas avoir perdu contre n’importe qui, ils sont champions d’Europe. Je ne sais pas pourquoi les gens se sont mis en tête qu’on allait gagner le Mondial, il y a beaucoup d’étapes. » Une manière de rappeler que, malgré un effectif exceptionnel sur le papier, le statut de favori ne garantit jamais un sacre mondial. Et la France l’a encore appris à ses dépens.