Depuis mercredi soir, Thomas Tuchel est vu comme LE responsable de l’élimination de l’Angleterre contre l’Argentine en demi-finale de Coupe du Monde (2-1). Tout allait à peu près bien avec l’ouverture du score de Gordon puis l’équipe s’est effondrée tactiquement. La cause selon les nombreux médias anglais, mais aussi certains membres du vestiaire, les changements tactiques du sélectionneur. À vouloir trop préserver le score en sortant des éléments offensifs par des joueurs défensifs, l’Allemand s’est fourvoyé, et l’Albiceleste l’a emporté en fin de match en marquant deux fois.

«Je ne regrette pas mes décisions, assure-t-il, à froid, deux jours après la défaite. On a été trop passifs. Après, si le sens de votre question est : "Est-ce que je regrette les changements que j’ai effectués à ce moment-là ?" La réponse est non, je ne regrette pas les décisions que j’ai prises. Je trouvais qu’on était trop passifs et j’ai essayé d’aider mon équipe. J’ai pris ces décisions en m’appuyant sur mon instinct, mon expérience, ma volonté de gagner… Mais on n’a pas obtenu les résultats espérés et j’en prends l’entière responsabilité. J’aurais eu des regrets si je n’avais rien fait», promet le sélectionneur.
Tuchel : «si vous cherchez un coupable, c’est moi»
Il affrontait les médias pour la première fois hier à l’occasion de la conférence de presse de veille de petite finale contre les Bleus (ce samedi à 23h, heure française), qu’il n’a pas très envie de jouer. C’était l’occasion pour justifier ses décisions tactiques lors de la demi-finale, d’expliquer ses choix. L’Allemand ne s’est pas caché et assume, tout en reconnaissant que ses changements n’ont pas été les bons. «C’est plus simple si quelqu’un prend la responsabilité, je la prends. Ce n’est pas un problème, c’est le contrat que vous avez signé. Pour moi, il n’y a personne à blâmer mais si vous cherchez un coupable, c’est moi. Je suis l’entraîneur principal».
«On a eu beaucoup de problèmes avec le 4-4-2, poursuit-il. On n’a pas réussi à les résoudre avec l’autre système (après les changements, ndlr). Il faut faire avec. C’est notre douleur, la mienne et celle des joueurs. On souffre plus que quiconque. C’est une cicatrice qu’on porte désormais. Nous devons vivre avec cette défaite. Pas avec les critiques, celles des experts, pas avec les membres de notre famille qui souffrent autant que nous et ne veulent que notre bonheur, mais avec nous-mêmes». Critiqué et remis en cause, celui qui devrait rester en poste jusqu’à l’Euro 2028 promet des lendemains plus radieux en surmontant cette blessure.
Thomas Tuchel
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