Les yeux de la planète seront fixés sur la finale entre l’Espagne et l’Argentine ce dimanche (21h, heure française). C’est un duel que beaucoup espéraient entre les deux premières nations FIFA, entre Lionel Messi et Lamine Yamal, entre une nation sud-américaine et européenne. Les deux équipes sélections sont à la fois proches et éloignées. Difficile de dégager un favori dans cette finale très ouverte entre la maîtrise collective de la Roja et une abnégation sans faille de l’Albiceleste. C’est d’ailleurs ce que craint Aymeric Laporte.

Le natif d’Agen s’est ému auprès de Marca d’un certain laxisme accordé aux Argentins depuis le début de la Coupe du Monde. Il fait sans doute référence aux nombreux contacts, parfois violents, sur les Anglais lors de la demi-finale qui n’ont pas toujours été sanctionnés à leur juste valeur. Il se dit prêt à répondre dans le combat, mais dans la limite des règles autorisées et met un petit coup de pression à l’arbitre de cette finale, le Slovène Slavko Vincic et ses adjoints. Il faudra rapidement sévir, sous peine de perdre le fil de cette finale.
Laporte : «nous avons vu des choses qui nous ont beaucoup surpris. Surtout contre l’Argentine»
«Je ne suis pas du tout inquiet de l’agressivité dans le football. Si elle est tolérée et que l’arbitre fait son travail, cela ne me pose aucun problème, démarre le défenseur, avant d’être un peu plus critique. Il est vrai que lors des derniers matchs, nous avons vu des choses qui nous ont beaucoup surpris, des actions restées impunies. Surtout contre l’Argentine, une équipe qui marque les esprits. Cela ne devrait pas être autorisé dans le football, surtout dans des compétitions aussi importantes, car cela peut déstabiliser et frustrer l’équipe».
Selon Laporte, le risque est réel de tomber dans la provocation. «Il est du devoir de l’arbitre de contrôler ces comportements afin d’éviter les abus. Si un ou deux joueurs y parviennent, le match sera chaotique. Depuis le début du tournoi, nous avons été une équipe plutôt correcte de ce point de vue. Nous ne cherchons pas à frapper nos adversaires ni à commettre des fautes dangereuses. Et je pense que c’est ce que nous devons faire dans ce match. Mais il est vrai que cela dépendra beaucoup de l’arbitrage.» Ça a le mérite d’être dit. Aux arbitres de fixer les limites.
Athletic Bilbao
Aymeric Laporte
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