L’Espagne a rendez-vous avec l’Argentine ce dimanche en finale de la Coupe du Monde. Les deux meilleures équipes de la compétition s’affrontent pour le plus grand trophée qui existe. La Roja a sans doute le collectif le plus rodé, celui qui maîtrise le plus son sujet, tandis que l’Albiceleste, championne du monde en titre, a évolué en redoutable animal de compétition au fur et à mesure de son parcours, qui semblait à la fois plus simple sur le papier, mais qui s’est avéré très compliqué dans les faits. Sa capacité à ne jamais renoncer force l’admiration.

Pour autant, ça n’a pas l’air d’inquiéter plus que cela Luis de la Fuente en conférence de presse. «Je suis nerveux car nous allons rentrer à l’hôtel en hélicoptère, c’est cela qui me rend nerveux. Pour le reste, je suis super tranquille. Ce que l’on veut, c’est profiter», plaisante le sélectionneur espagnol, pas vraiment impressionné par la situation à la veille de disputer cette finale (coup d’envoi à 21h, heure française). «C’est déjà un luxe d’être en finale. Je signerais pour être tous les ans en finale et perdre. Mais nous allons batailler pour la gagner. Et profiter du moment, face à un grand adversaire qui reste sur une trajectoire extraordinaire».
La menace Messi
Le patron espagnol a bien noté le parcours chaotique de son adversaire et y voit même des points communs avec son équipe, à une différence près tout de même : Lionel Messi. Pas question de faire de l’individuel sur lui, rappelant à ce propos une anecdote marquante durant un match de jeunes entre le Séville FC, qu’il entraînait, et le Barça. «À la 70e minute, le score était de 0-0. Quand le joueur qui le marquait a reçu un carton jaune, je l’ai remplacé, et en 15 minutes, il a marqué quatre buts contre nous». La réponse ne pourra être que collective confirme Rodri, également présent en conférence de presse et en interview pour AS.
«Premièrement, il faut l’éloigner de la surface. Deuxièmement, lorsqu’on devra inévitablement défendre, il faudra rester plus près du ballon et être plus agressifs. Peut-être éviter de reculer autant. Nous sommes une équipe qui presse haut pour forcer nos adversaires à jouer en retrait, et je pense que c’est la clé du match de dimanche. Mais avec un joueur comme Leo, souvent imprévisible, il faudra être très prudents», analyse le milieu de terrain et capitaine de la Roja, complètement retrouvé durant ce gros mois de compétition. Il ne faudra pas non plus agir comme face à la France. La présence de la Pulga oblige à ajuster ses plans.
«La France a une puissance offensive supérieure, (…) l’Argentine est une équipe plus collective»
«Je pense que ce sont des matchs complètement différents. Quand on parle de préparation, c’est de ça qu’il s’agit. Ce sont des adversaires qu’il faut aborder et comprendre différemment. La France a une puissance offensive supérieure, elle est plus axée sur les transitions. L’Argentine est une équipe plus collective, qui privilégie la possession, très agressive, charismatique aussi. Il faut qu’on comprenne comment les mettre en difficulté avec nos propres atouts, qu’on réalise qu’ils ont beaucoup de joueurs de qualité capables de faire la différence, et qu’on joue un match très complet, offensivement comme défensivement, si on veut gagner». Il n’y a plus qu’à.
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