La France et l’Angleterre se sont retrouvées au Hard Rock Stadium de Miami pour disputer la petite finale de la Coupe du Monde 2026, quelques jours après leurs éliminations en demi-finale. Les Bleus avaient été battus par l’Espagne (0-2), tandis que les Three Lions avaient été renversés par l’Argentine (2-1), laissant les deux sélections avec l’objectif de terminer la compétition sur une bonne note. Didier Deschamps avait largement remanié son équipe avec un système en 4-2-3-1 et Mike Maignan dans les cages, protégé par Malo Gusto, Ibrahima Konaté, Maxence Lacroix et Théo Hernandez en défense. Adrien Rabiot et Warren Zaïre-Emery formaient le duo du milieu, alors que Kylian Mbappé occupait la pointe de l’attaque avec Michael Olise, Rayan Cherki et Désiré Doué en soutien. De son côté, Thomas Tuchel avait également procédé à plusieurs changements avec une organisation en 4-1-4-1. Dean Henderson gardait le but anglais derrière Jarell Quansah, Ezri Konsa, Marc Guehi et Djed Spence. Declan Rice et Eberechi Eze étaient chargés de l’équilibre au milieu, tandis que Morgan Rogers évoluait plus haut derrière Ivan Toney, accompagné par Bukayo Saka et Marcus Rashford sur les ailes.

Les Anglais avaient rapidement pris les commandes de la rencontre grâce à une entame beaucoup plus agressive. Après une récupération haute, Declan Rice avait profité d’une mauvaise transmission française pour filer dans l’axe et ouvrir le score d’une frappe rasante depuis l’extérieur de la surface qui avait surpris Mike Maignan (3e). Les Bleus avaient tenté de réagir avec Kylian Mbappé, mais sa frappe avait été contrée par Declan Rice (5e), avant que Rayan Cherki ne force Dean Henderson à intervenir sur une tentative dangereuse (11e). La France avait même cru revenir dans la partie lorsque Bukayo Saka avait trouvé le chemin des filets, mais son but avait été refusé pour une position de hors-jeu (12e). Malgré quelques situations françaises, l’Angleterre avait continué de faire mal en transition et avait creusé l’écart grâce à Ezri Konsa, qui avait repris de la tête un corner parfaitement tiré par Rice pour tromper Maignan (18e). Les joueurs de Didier Deschamps avaient ensuite essayé de se réveiller, avec une frappe enroulée de Mbappé passée juste à côté (23e), mais les difficultés défensives françaises avaient persisté. Bukayo Saka avait d’abord manqué une occasion face au gardien tricolore (36e), avant de finalement trouver la faille quelques instants plus tard sur un service de Marcus Rashford (37e). Totalement dépassés, les Bleus avaient encaissé un quatrième but juste avant la pause, Saka profitant d’une passe en profondeur d’Eberechi Eze pour inscrire un doublé d’une frappe croisée du gauche (45e+1). À la mi-temps, l’Angleterre menait largement 4-0 et la France semblait complètement hors du coup.

Une dernière pour Deschamps très amère

Au retour des vestiaires, Didier Deschamps avait tenté de relancer son équipe avec plusieurs changements offensifs et défensifs. Ousmane Dembélé, Bradley Barcola, Lucas Digne et Dayot Upamecano avaient notamment fait leur entrée pour apporter davantage d’énergie (46e). Ces modifications avaient immédiatement transformé le visage des Bleus, qui avaient enfin retrouvé de l’intensité dans les duels. Dayot Upamecano avait sonné la révolte avec une récupération suivie d’une projection vers l’avant, permettant à Michael Olise de servir Kylian Mbappé dans la surface. Le capitaine français avait conclu avec sang-froid pour réduire l’écart (48e). La France avait continué d’y croire et avait multiplié les offensives, avec une frappe de Rabiot qui était passée à côté (51e), puis une nouvelle occasion d’Olise qui avait frôlé le poteau anglais (61e). Les Anglais étaient toujours dangereux, notamment avec Ivan Toney, mais les Bleus avaient repris confiance. Bradley Barcola avait ensuite relancé totalement le suspense en profitant d’un service de Mbappé pour repiquer dans l’axe et tromper Henderson du pied droit (54e). La rencontre était devenue complètement débridée, avec des occasions de chaque côté. Maignan avait maintenu les siens en vie en détournant une tête de Toney sur corner (59e), avant que les Français ne continuent de pousser. Finalement, Kylian Mbappé avait encore frappé en inscrivant un doublé après une combinaison rapide entre Dembélé et Olise, conclue avec précision dans la surface anglaise (66e). La France était alors revenue à 4-3 et tout le stade avait commencé à croire à une incroyable remontée. Dans une fin de match absolument folle, les deux équipes avaient continué à attaquer avec beaucoup d’envie.

La France avait cherché l’égalisation, mais elle avait manqué plusieurs occasions importantes, notamment par Michael Olise qui avait raté le cadre sur une reprise alors que le but semblait ouvert (81e), puis par Mbappé qui avait buté sur Henderson (84e). De son côté, l’Angleterre avait résisté aux assauts français tout en essayant de profiter des espaces laissés par les Bleus. Les Three Lions avaient obtenu un penalty après une faute de Malo Gusto sur Djed Spence dans la surface (85e). Bukayo Saka avait pris ses responsabilités et avait transformé la sanction en prenant Maignan à contre-pied pour redonner deux buts d’avance aux Anglais (87e) et s’offrir un triplé. Dans le temps additionnel, Ousmane Dembélé resauve l’honneur en ajustant Henderson (90e+6) mais Bellingham a retrouvé le chemin pour assurer l’avance (90e+7). Malgré une dernière tentative française, l’équipe de Thomas Tuchel avait conservé son avantage et s’était imposée (4-6) au terme d’un scénario spectaculaire. L’Angleterre avait donc remporté la troisième place de cette Coupe du Monde 2026 face à une France qui avait montré un tout autre visage en seconde période après avoir longtemps sombré. Les Bleus quittent la compétition avec des regrets pour la dernière de Didier Deschamps, tandis que la finale entre l’Espagne et l’Argentine allait désormais désigner le nouveau champion du monde.

L’homme du match : Bukayo Saka (9) : la star d’Arsenal a d’abord commencé la rencontre timidement avant de terminer la première période en boulet de canon. Après une première alerte sur le but français finalement hors-jeu (12e), il lance Rashford qui perd son face-à-face contre Maignan avant que le ballon n’arrive dans ses pieds. Après une première frappe stoppée par Lacroix, il est trouvé par Rashford avant de mettre le ballon au fond des filets (37e). Neuf minutes plus tard, il était parfaitement servi par Eze dans le dos d’Hernandez et de la défense des Bleus pour le but du 0-4 (45e+1). En seconde période, il a inscrit son tout premier triplé en sélection nationale, après avoir transformé un penalty provoqué par Spence en prenant parfaitement à contre-pied Maignan (87e).

France

- Maignan (2) : fusillé à six reprises par le réalisme clinique des Anglais, Mike Maignan a vécu un calvaire frustrant, totalement délaissé par les approximations répétées de son arrière-garde. S’il ne peut rien sur la majorité des buts encaissés, le portier tricolore a évité une addition encore plus lourde en signant deux parades réflexes décisives au plus fort de la tempête.

- Gusto (2,5) : propulsé dans le onze de départ pour pallier le turn-over de cette petite finale, Malo Gusto a livré une prestation à deux vitesses dans son couloir droit. Souvent esseulé et pris à revers par les vagues anglaises lors d’un premier acte étouffant, le latéral des Blues a sombré à l’image d’un bloc défensif tricolore aux abois. Il a toutefois relevé la tête après la pause. Plus agressif au duel et discipliné dans son placement, il est parvenu à verrouiller sa zone durant le temps fort des Bleus, tout en signant quelques montées tranchantes pour tenter d’apporter le surnombre. Sa fin de match a tourné au cauchemar : il a fauché Spence dans sa surface pour entériner le succès de l’Angleterre en concédant un penalty. Il s’est blessé sur cette même action et a été remplacé par Jules Koundé (90+1e).

- Lacroix (3) : le défenseur de Crystal Palace a malheureusement bu la tasse comme l’ensemble de ses partenaires lors du naufrage de la première période, subissant de plein fouet les vagues des Three Lions. Contrairement à ses compères de la défense sortis à la pause, il est resté sur la pelouse et a affiché un visage bien plus solide au retour des vestiaires, profitant des ajustements tactiques pour retrouver de la rigueur et stabiliser sa défense en seconde mi-temps. Il s’est néanmoins fait humilier sur le sixième but anglais de Bellingham.

- Konaté (2) : aligné au cœur de la défense française, Ibrahima Konaté a sombré face à la vitesse et aux combinaisons de l’attaque anglaise lors de la première période. Trop souvent pris à revers et en retard sur les ballons en profondeur, il n’a pas réussi à colmater les brèches béantes ouvertes par ses latéraux ni à imposer son impact physique dans les duels. Déclassé, il n’a pas rassuré et a été l’un des grands coupables des quatre buts encaissés en première période. Remplacé par Upamecano (46e, 6,5). Lancé dès le retour des vestiaires pour stopper l’hémorragie, le roc du Bayern a immédiatement stabilisé une arrière-garde française en plein naufrage. Par son agressivité dans les duels et son anticipation, le défenseur du Bayern Munich a totalement éteint les attaquants anglais en seconde période, permettant au bloc tricolore de jouer plus haut à l’instar de sa récupération qui a amené le premier but de Mbappé au bout de quelques secondes. Jusqu’à la fin, le Bavarois a poussé pour y croire à l’instar de son supplément d’âme sur le quatrième but des siens en faisant une passe décisive à Dembélé.

- T.Hernandez (2) : titularisé sur le côté gauche, Théo Hernandez a vécu un calvaire défensif. Totalement submergé par les vagues anglaises et coupable d’un flagrant manque de rigueur face à un Saka qui s’est amusé, il a coulé. S’il a tenté d’apporter son allant offensif avec quelques incursions, ses centres ont manqué de précision et ses oublis derrière ont laissé de vrais boulevards aux attaquants des Three Lions. Une mi-temps horrible. Remplacé à la mi-temps par Digne (46e, 4). Le joueur formé au LOSC a apporté son expérience et un second souffle défensif pour contenir les assauts anglais. Son apport offensif est cependant resté trop timoré pour initier de vrais décalages et inverser totalement le cours de la rencontre.

- Zaïre-Emery (4) : titularisé aux côtés de Rabiot, le milieu parisien a d’abord bu la tasse lors du premier acte. Mangé par l’intensité des Anglais et par un Declan Rice qui l’a surclassé sur tous les duels, il n’a pas existé. Replacé au cœur d’un double pivot plus compact après le repos, il a radicalement changé de visage, enchaînant les projections tranchantes vers l’avant et grattant de précieux ballons pour alimenter la révolte tricolore jusqu’au coup de sifflet final. Il a avalé les kilomètres et s’est fait violence au fil du match malgré la domination de Declan Rice.

- Rabiot (4) : reconduit dans l’entrejeu, l’ancien de l’OM a d’abord sombré dans le naufrage collectif d’une première période catastrophique, asphyxié par le rythme et l’impact physique imposés par les Three Lions. Métamorphosé au retour des vestiaires grâce aux réajustements tactiques opérés par DD, le milieu de terrain a enfin pu imposer son volume de jeu. Toujours bien placé, il a colmaté les brèches à la récupération pour devenir la rampe de lancement du sursaut d’orgueil tricolore. Au final, ça n’a pas été suffisant et il a souffert globalement.

- Olise (4,5) : aligné d’entrée pour animer le front offensif, Michael Olise a affiché un double visage contrasté tout au long des 90 minutes. S’il a cruellement péché dans la zone de vérité, le meneur de jeu a tout de même fluidifié le jeu tricolore par sa justesse technique en transition, initiant plusieurs mouvements tranchants lors du réveil des Bleus en seconde période. Plus intéressant dans l’axe tant il a été poussé dans ses retranchements par Spence. Une activité incessante entre les lignes qui rehausse le bilan de sa prestation avec deux belles passes décisives pour Kylian Mbappé, même si sa copie reste lourdement entachée par ses ratés inhabituels face à la cage anglaise (24e, 61e, 75e, 82e).

- Cherki (3) : titularisé en soutien de Kylian Mbappé lors du naufrage des Bleus, Rayan Cherki a soufflé le chaud et le froid. Offensivement, le milieu de terrain a apporté sa créativité et sa verticalité habituelles, parvenant à casser les lignes anglaises sur deux ou trois passes tranchantes et a été intéressant. Cependant, il a manqué de spontanéité dans la zone de vérité et a parfois semblé se cacher. N’ayant pas eu vraiment l’occasion de s’illustrer dans cette Coupe du Monde, son goût pour le dribble de trop a causé plusieurs pertes de balle évitables dans l’axe, tandis que son manque de repli défensif a exposé directement la charnière centrale sur les vagues des Three Lions. Remplacé par Dembélé (5). Le Ballon d’Or a immédiatement dynamité le flanc droit par ses accélérations et ses provocations incessantes. Malgré beaucoup de déchet dans ses transmissions et ses frappes, il a été l’auteur d’une entrée globalement satisfaisante et a été buteur en toute fin de rencontre (90+6e).

- Doué (2,5) : aligné sur l’aile gauche, Désiré Doué a vécu une entame de match cauchemardesque face à l’intensité anglaise. Coupable d’une perte de balle axiale rédhibitoire dès la 3e minute, le milieu de terrain a directement offert l’ouverture du score à Declan Rice, plongeant immédiatement les Bleus dans la tempête. Trop timoré dans ses choix, en difficulté pour orienter le jeu et dépassé par le pressing des Three Lions, il a logiquement été l’une des victimes du grand ménage tactique de Didier Deschamps à la mi-temps, cédant sa place dès le retour des vestiaires après 45 minutes très compliquées. Remplacé par Bradley Barcola (46e, 5). Le joueur formé à l’OL a immédiatement tenté de forcer le verrou anglais par sa qualité de percussion sur l’aile gauche. Ses quelques rushs tranchants ont redonné du souffle aux offensives tricolores, mais le manque de liant collectif et le bloc bas des Three Lions ont rapidement limité ses opportunités dans les derniers mètres. Il a sonné la révolte en marquant le deuxième but des Bleus.

- Mbappé (7) : unique motif de fierté dans le marasme tricolore, Kylian Mbappé a assumé son statut de leader en portant la révolte des Bleus après la pause. Harcelé par l’arrière-garde des Three Lions et sevré de ballons exploitables lors d’une première période frustrante même s’il a tenté des choses, le capitaine français a transfiguré son équipe dès le retour des vestiaires en trouvant la faille d’une frappe clinique à la 48e minute. Ce but libérateur a enclenché le sursaut tricolore, le numéro 10 multipliant les accélérations dévastatrices et les décalages pour compenser les ratés chroniques de ses partenaires de l’attaque. S’il n’a pu empêcher la défaite finale, son attitude irréprochable et son deuxième but inscrit ont eu le don de sauver l’honneur français.

Angleterre

Henderson (4,5) : le portier de Crystal Palace a profité du remaniement de Thomas Tuchel pour effectuer ses débuts dans cette Coupe du Monde. Une première mouvementée avec plusieurs arrêts en première période : sur cette frappe de Cherki (11e) et sur les deux occasions franches de Mbappé (28e, 35e). Dans le second acte, il concède finalement un but de Mbappé, après une très bonne passe d’Olise dans le dos de Guehi (48e), avant de prendre un second de la part de Barcola (54e) et un troisième à nouveau de Mbappé (66e). Il est en revanche attentif face aux multiples tentatives d’Ousmane Dembélé… jusqu’à cette frappe parfaitement enroulée du Parisien dans le temps additionnel (90e+6).

Quansah (5,5) : de retour de suspension après son carton rouge en 1/8e de finale face au Mexique, le défenseur du Bayer Leverkusen occupait le côté droit de la défense, avec la mission de stopper Désiré Doué et Kylian Mbappé, lorsque ce dernier dézonnait. Une tâche que le joueur formé à Liverpool a globalement menée à bien, bien aidé également par le déchet technique des attaquants français. En seconde période, il a en revanche eu plus de mal face à la flèche Bradley Barcola, parti dans son dos pour le 2-4 (54e). À bout de souffle et victime de crampes, il est suppléé avant la fin du match. Remplacé par Reece James (83e).

Konsa (6) : le joueur d’Aston Villa, qui occupait l’axe droit de la défense anglaise, a réalisé une partie intéressante face à Kylian Mbappé, limitant le plus possible l’influence du capitaine des Bleus. Dominants dans les airs, il s’est élevé plus haut que tout le monde pour reprendre le corner de Rice de la tête pour réaliser le break (19e).

Guehi (5,5) : le Cityzen a été tout aussi bon que Konsa pour stopper les quelques alertes dans sa surface, comme sur cette bonne intervention sur un centre de Mbappé (14e) ou face à Olise (18e, 51e). Il a également stoppé le ballon devant ses buts malgré l’arrêt d’Henderson devant le capitaine tricolore (28e). Il est en revanche pris dans le dos par Mbappé sur le but du 1-4 (48e) et a été moins rassurant dans le second acte. Remplacé par Trevor Chalobah (90e+3).

Spence (7) : étincelant face à l’Argentine, le latéral de Tottenham a parfaitement bloqué son couloir à Michael Olise, qui est le plus souvent revenu en arrière pour l’éviter. Très rapide, il reprenait systématiquement le joueur du Bayern Munich. Offensivement, il a tout de même beaucoup dézonné vers l’axe du terrain et s’est aussi permis de nombreux dédoublements dans le dos d’un Gusto en très grande difficulté, forçant Upamecano - entré en deuxième période - à le couvrir. Mais alors que l’Angleterre était en souffrance, il prend de vitesse Gusto, qui le fauche dans la surface, provoquant ainsi un penalty transformé par Saka (87e).

Rice © (8) : capitaine des Three Lions ce samedi soir, le milieu d’Arsenal a parfaitement répondu à son statut de leader, avec cette ouverture du score dont il est au départ et à l’arrivée. Après avoir intercepté une passe de Doué, au milieu du terrain, il progressait avec le ballon avant de décocher une frappe puissante à l’extérieur de la surface pour battre un Maignan statique (3e). Un but qui l’aura mis en confiance pour la suite de la rencontre. Organisateur du jeu anglais, il a dicté le tempo en donnant des consignes à ses partenaires et en étant au départ des offensives anglaises, facilité également par l’absence de pressing des Français. Très intéressant sur coups de pied arrêtés, son corner était repris de la tête par Konsa pour le break (19e). Défensivement, il a multiplié les allers-retours, ce qui justifie peut-être sa fatigue en deuxième période. Un second acte où les Anglais ont été plus en difficulté.

Saka (9) : lire ci-dessus

Eze (7) : dans cette composition très offensive, le champion d’Angleterre avec Arsenal était aligné derrière Toney, aux côtés de Rogers. Après un début de match également timide, il est peu à peu monté en puissance, réussissant à se défaire facilement d’Adrien Rabiot et de Warren Zaïre-Emery, qu’il a mystifié avant de délivrer un caviar dans le dos de l’arrière-garde tricolore pour le 0-4 signée Bukayo Saka (45e+1). En seconde période, il s’est offert un petit numéro en seconde période en dribblant Upamecano et le reste de la défense dans son propre camp avant d’accélérer et de tenter un lob lointain pour surprendre Maignan. En vain (54e). Remplacé par Jude Bellingham (79e), qui a failli marquer sur son premier ballon après une superbe transition anglaise (80e). Le joueur du Real Madrid a ensuite sellé la victoire en toute fin de match avec un but de génie (90e+8). Il termine meilleur buteur de l’Angleterre dans ce Mondial (7).

Rogers (6,5) : s’il a paru moins en vue que ses coéquipiers à l’écran, le milieu offensif d’Aston Villa - très certainement celui de Chelsea dans les prochains jours - a quand même été très actif dans le pressing, récupérant cinq ballons et remportant quatre duels sur 6. En phase d’attaque, il a été le joueur ayant donné le plus de passes qui ont amené une frappe (3), montrant également son influence dans le jeu anglais, même s’il n’est pas impliqué directement sur les quatre buts des Three Lions.

Rashford (6,5) : l’ailier retourné à Manchester United a fait vivre un calvaire à Malo Gusto par ses accélérations et ses appels dans la profondeur. Dès la 2e minute, son centre pour Toney a été dévié au dernier moment par Lacroix. Il s’est ensuite offert un petit festival avec ce petit pont sur Warren Zaïre-Emery puis frappe lourde face à Maignan (34e). Lancé dans la profondeur par Saka, il perd son duel contre Maignan, reflétant également son manque cruel d’inefficacité cette saison. Il décale néanmoins Saka à la suite de ce raté pour le 0-3 (37e). Il est tout proche d’une deuxième passe décisive, cinq minutes plus tard, mais Toney ne parvient pas à reprendre le ballon (42e). Voyant la large avance des siens, Thomas Tuchel choisit de le sortir dès la pause. Remplacé par Ollie Watkins (46e) L’avant-centre des Villans (4) s’est d’abord mis en évidence avec cette frappe non cadrée (50e), avant de peu à peu s’éteindre sur le côté gauche. Repositionné dans l’axe après la sortie de Toney, il est à l’initiative d’une des rares attaques dangereuses des Anglais en seconde période, conclue par l’arrêt de Maignan face à Bellingham (81e).

Toney (5) : aligné à la place d’Harry Kane à la pointe de l’attaque, il a été très mobile sans pour autant être impactant dans cette rencontre. Présent dans les duels au sol, notamment lorsque les Anglais mettaient une pression monstre aux Bleus, il a cependant eu peu d’occasions de faire plier Maignan (2 tirs, 1 cadré). Remplacé par Elliot Anderson (79e), entré pour renforcer le milieu.