En sortant quatre joueurs à la mi-temps face à l’Angleterre hier soir (6-4), Didier Deschamps a fait passer un message fort, celui que jouer pour l’équipe de France se mérite même quand l’enjeu n’est pas là. Comme tous les Français vissés à leur canapé, le désormais ex-sélectionneur des Bleus a été consterné par la première période de ses hommes, sans âme ni révolte et éparpillés par des Anglais qui avaient fait, par la force des choses, de cette troisième place un objectif.

Les Bleus n’ont pas laissé transparaître le même sentiment, et la plupart semblaient déjà avoir l’esprit tourné vers leurs vacances depuis l’élimination face à l’Espagne, mardi, en demi-finales (2-0). Théo Hernandez n’aurait pas caché sa faible motivation en avant-match, et l’ancien joueur de l’AC Milan a sans doute obtenu ce qu’il voulait en étant remplacé à la pause par Lucas Digne, bien plus intéressant, encore une fois. Rayan Cherki, avec qui le ton est monté lors de la pause fraîcheur, Ibrahima Konaté, mais aussi Désiré Doué, ont eux aussi eté remplacés après seulement 45 minutes.
Des regrets d’avoir fait certains choix
En conférence de presse d’après-match, Didier Deschamps semblait nourrir des regrets concernant certains choix, sans entrer dans les détails. «C’était mieux de finir troisième, malheureusement ça n’a pas été possible après la première mi-temps catastrophique. Je me suis un peu énervé. Avec de l’orgueil et de la fierté, on a failli renverser une montagne insubmersible. L’image de la deuxième mi-temps correspond plus à l’équipe de France, à ce que cette équipe de France a été capable de faire sur cette Coupe du monde », confie DD.
Questionné sur les propos d’Adrien Rabiot, qui avait dénoncé quelques minutes plus tôt des «comportements inadmissibles», Deschamps a ajouté : «je ne vais pas régler des comptes aujourd’hui. Les joueurs savent bien. Je ne vais pas pointer du doigt. Par contre, à eux, je leur dis toujours. C’est moi qui me suis trompé, j’aurais dû faire d’autres choix dès le début du match, vous pouvez le dire, et ça se serait peut-être mieux passé », a-t-il commenté, avant de leur souhaiter le meilleur, à tous. L’orgueil et le répondant affiché par les entrants en seconde période lui a finalement plu. «Ils ont cette fierté et ce caractère. Heureusement. J’aurais pu en changer huit à la mi-temps, mais j’en ai déjà changé pas mal. C’est bien que l’équipe ait eu cette réaction.» Et c’est ainsi que s’est écrit le dernier chapitre de 14 ans d’histoire.
Didier Deschamps
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