Une deuxième étoile pour l’Espagne, ou une quatrième étoile pour l’Argentine ? Ce qui est sûr, c’est que cette finale de la Coupe du Monde 2026 était alléchante sur le papier, avec un duel entre le champion d’Europe et le champion d’Amérique et du Monde en titre. Puis, cette confrontation entre Lionel Messi et son héritier Lamine Yamal, alors que les fameuses photos de la star argentine avec un Espagnol bébé qui ont énormément circulé ces dernières heures. Pour cette finale, Luis de la Fuente ne changeait rien : le même onze que face à la Belgique et la France, avec ce milieu de terrain si efficace composé de Rodri, Fabian Ruiz et Dani Olmo, avec Baena, Lamine Yamal et Oyarzabal devant. En face, Lionel Scaloni procédait à quelques changements, avec le retour de Rodrigo de Paul dans le onze, la présence de Nico Gonzalez et le choix de Montiel sur le côté droit de la défense au lieu de Nahuel Molina. C’est finalement l’Espagne qui s’est imposée, en prolongations (1-0), remportant son deuxième Mondial.

La rencontre démarrait avec deux équipes qui se battaient pour la possession du cuir, avec de longues séquences de possession d’un côté comme de l’autre. Lamine Yamal s’offrait la première occasion de la partie, avec une frappe contrée dans la surface puis captée par Martinez (5e). On sentait l’Espagne un peu supérieure, avec certaines facilités à se frayer des chemins vers la surface adverse, et un Rodri très vite prépondérant dans le jeu. Mais l’Argentine tenait bien derrière et les Ibères n’avaient que peu de situations intéressantes. L’état assez médiocre de la pelouse ne favorisait pas forcément le jeu, et on avait d’ailleurs des imprécisions assez peu habituelles d’un côté comme de l’autre dans les contrôles ou les transmissions. Il faut aussi signaler que l’Argentine coupait régulièrement le jeu avec des fautes, parfois à la limite. Alors qu’on s’approchait de la fin du premier acte, l’Espagne reprenait bien le contrôle de la partie, et après une belle séquence collective, Oyarzabal frappait mais c’était facilement capté par Martinez (39e). Cucurella tentait lui sa chance de loin, et ça ne passait pas loin du cadre (43e).
Grosse domination espagnole
C’est donc sur un 0-0 que les 22 acteurs de la rencontre rentraient aux vestiaires, alors que juste avant la pause, Lisandro Martinez avait dû être remplacé par Nicolas Otamendi. Il fallait aussi signaler que les deux vedettes - Lamine Yamal et Lionel Messi - étaient assez peu en vue, bien muselées par leurs vis-à-vis, avec un Espagnol bien neutralisé par Tagliafico notamment. La Roja avait le ballon, dominait largement le milieu, mais les joueurs offensifs peinaient ainsi à se montrer. Ce qui arrangeait les Argentins, qui voulaient endormir le match et piquer les Espagnols en contre. Mais jusqu’ici, l’arrière-garde ibérique et Unai Simon réalisaient un match parfait. Les hommes de Lionel Scaloni n’avaient même pas tiré une seule fois. Après un show de la mi-temps interminable, le football reprenait ses droits et Baena, d’un enroulé de l’extérieur de la surface, voyait Martinez se coucher rapidement pour attraper le cuir (46e). Via des transitions rapides, l’Espagne se projetait et Oyarzabal, puis Cucurella, voyaient un pied argentin les empêcher de frapper dans la surface au tout dernier moment (55e).
L’Espagne n’était d’ailleurs pas vraiment inquiétée derrière, et Dani Olmo, de l’extérieur de la surface, butait sur Martinez, pas loin d’une grosse frayeur sur le coup avec un mauvais rebond (63e). Les ouailles de De la Fuente parvenaient à mettre le feu, mais pêchaient dans le dernier geste. Sur un centre de Lamine Yamal, Ferran Torres, de la tête, expédiait encore le cuir sur le portier argentin (67e). Les choses se compliquaient vraiment pour l’Argentine avec la blessure de Romero, et les Sudaméricains terminaient le match sans leur charnière titulaire. Pedri, comme tous ses compatriotes avant lui, tirait sur Martinez (76e), et derrière, Cubarsi obligeait le portier à sortir une nouvelle parade (77e). Laporte, de la tête, expédiait lui aussi le ballon sur Martinez (81e). Les occasions s’enchaînaient, mais les Espagnols étaient maladroits dans le dernier geste. Nico Williams butait lui aussi sur le gardien argentin après une contre-attaque assez mal négociée (90e+2). Et dans les derniers instants de la partie, après une grosse intervention sur Pau Cubarsi, Enzo Fernandez écopait d’un deuxième carton jaune et était expulsé (90e+3). Lamine Yamal tirait un bon coup-franc, bien sorti par Martinez (90e+6).
Place aux prolongations donc, où, forcément, en supériorité numérique, ça s’annonçait bien pour l’Espagne. Sur un amour de ballon piqué de Pedri, Nico Williams plaçait une tête et Martinez sortait un arrêt exceptionnel pour empêcher le but espagnol (93e). Plus tard, l’ailier de l’Athletic pensait avoir enfin ouvert le score, envoyant le ballon au fond, mais l’arbitre annulait le but suite à une faute de Merino sur Otamendi (97e). Derrière, sur un centre de Williams, Mikel Merino plaçait une tête qui frôlait le poteau gauche de Martinez (103e). Dès le début de la deuxième période des prolongations, l’Espagne allait enfin marquer. Sur un centre de Porro au deuxième poteau, Nico Williams remisait de la tête en retrait et Ferran Torres propulsait un missile sous la barre (1-0, 106e). Le plus dur était fait, et le score n’a plus bougé malgré quelques frayeurs pour les Ibères dans les derniers instants du match, avec l’Argentine qui s’est procurée plusieurs situations chaudes. L’Espagne pourra broder une deuxième étoile au-dessus de son blason, et la nuit s’annonce longue et festive dans les villes et les villages du pays de Cervantes !
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