L’Argentine est à terre. Alors que l’Albiceleste a été battue au terme d’un match éprouvant contre l’Espagne, la presse argentine a reconnu la supériorité de la Roja : «l’Espagne est une championne méritante, ou du moins une vainqueure méritante de la finale, malgré les quelques frayeurs qu’elle a connues dans les dernières minutes», évoque TyC Sports, avant de pleurer la fin d’une ère pour sa sélection, qui «n’a même pas été en mesure de rivaliser. Ni avec le but adverse, ni avec la possession, ni avec l’imposition de son jeu. Elle a toujours été surclassée, souvent submergée».

Avec, en premier lieu, la tristesse pour Lionel Messi, qu’elle espère voir une dernière fois Ballon d’Or : «décerner le Ballon d’Or à Rodri est presque une insulte, cela témoigne d’un manque total de sensibilité. Non pas parce que l’Espagnol est un mauvais joueur, mais simplement parce que Messi était l’âme de l’Argentine et de la Coupe du Monde», écrit le média. «L’Argentine a donné le ton d’une Coupe du monde qui, espérons-le, ne restera pas dans les mémoires comme le dernier tango du plus grand joueur de l’histoire», ajoute Olé.
Lionel Scaloni devrait quitter la sélection
De son côté, La Nacion salue les trois trophées remportés par ce groupe, mais n’épargne pas Lionel Scaloni : «on parlera beaucoup de l’absence de Leandro Paredes du onze de départ, des changements effectués en cours de match et de celle de Lautaro Martínez». Le sélectionneur argentin, qui a fondu en larmes en conférence de presse, n’a pas fermé la porte à un départ en fin d’année : «je vais honorer mon contrat et on verra ensuite. À vrai dire, j’ai besoin de réfléchir, car je ne sais pas si je serai capable de mener à bien un projet d’une telle envergure», a-t-il lâché.
Et outre les hommages à Emiliano Martinez, Rodrigo De Paul, Nicolas Tagliafico, Nicolas Otamendi ou encore Leandro Paredes, l’image de Lionel Messi allongé seul sur la pelouse du MetLife Stadium a ému tout le peuple argentin : «Son histoire avec la sélection argentine en Coupe du monde s’achève après 34 matches, trois finales et un titre mondial. Mais son héritage dépasse largement ses exploits sur le terrain. Merci, Leo. Tu nous as rendus immensément heureux. Tes larmes sont les nôtres. Repose-toi, tu l’as largement mérité». Tout est maintenant à reconstruire pour l’Albiceleste.
Boca Juniors
Lionel Scaloni
Lionel Messi
Leandro Paredes
Inter Miami
Tous les commentaires