Malgré les nombreuses controverses qui entourent Gianni Infantino depuis plusieurs années, la Fédération française de football devrait bien maintenir son soutien au président sortant lors de l’élection prévue en mars 2027. Selon les informations de L’Équipe, Philippe Diallo privilégierait une logique de continuité et de pragmatisme plutôt qu’un vote d’adhésion. La perspective de voir la France se positionner pour accueillir la Coupe du monde 2038 pèserait lourd dans cette décision, alors que conserver de bonnes relations avec la direction actuelle de la FIFA est perçu comme un atout diplomatique majeur. Pourtant, le président de la FFF n’a pas toujours ménagé Gianni Infantino, qu’il avait publiquement critiqué après son arrivée tardive au congrès de la FIFA en 2025 à Asunción, un retard qui avait provoqué le départ de plusieurs dirigeants européens, dont Aleksander Čeferin qui mène une fronde à l’UEFA contre le dirigeant de la FIFA.

Ce soutien intervient alors que Gianni Infantino reste au cœur de nombreuses polémiques. Son troisième mandat potentiel suscite des critiques sur la concentration du pouvoir au sein de la FIFA, tandis que sa proximité affichée avec plusieurs chefs d’État, notamment Donald Trump durant la Coupe du monde 2026, continue d’alimenter les débats. Le dirigeant suisse est également régulièrement pointé du doigt pour la gouvernance de l’instance, l’attribution des grandes compétitions, le projet d’élargissement du Mondial à 64 équipes ainsi que le développement d’un calendrier international jugé toujours plus chargé par de nombreux acteurs du football. Malgré ces contestations récurrentes, la FFF semble donc privilégier ses intérêts stratégiques et maintenir sa confiance au président sortant à l’approche du scrutin de 2027.