Joseph Oughourlian en a remis une couche sur la LFP et la gestion de Vincent Labrune. Le président du RC Lens s’est montré encore très critique envers l’action du président de la Ligue et de son bilan : «moins 70% sur les revenus, et plus 100% sur les coûts». Il ne s’agit pas de son premier tacle, loin de là même mais l’homme d’affaires libano-arménien profite de l’adoption de la nouvelle loi sur le financement du sport professionnel, et sa gouvernance pour se faire entendre à nouveau. Les clubs de football étaient d’ailleurs dans leur grande majorité contre cette loi sous sa première forme. Ils ont été entendus car la plupart des amendements qu’ils dénonçaient (plafond salarial, multipropriété notamment) ont été supprimés ou assouplis. Après la nouvelle diatribe d’Oughourlian contre sa politique, Labrune a rapidement répondu. «La Ligue n’est pas une institution hors sol. La Ligue, ce sont les clubs. Les grandes décisions sont discutées pendant des heures, débattues, puis votées par les représentants des clubs professionnels. Beaucoup des décisions qu’il critique aujourd’hui ont été prises à une très large majorité, souvent avec lui d’ailleurs, et parfois même à l’unanimité», explique-t-il dans les colonnes de L’Equipe.

D’après le patron de la LFP, son opposant est avant tout dans une critique systémique et répétée, qui «semble considérer que tous ceux qui ne pensent pas comme lui sont soit incompétents, soit aveugles». «Quand tout est toujours la faute des autres, il devient difficile de distinguer la critique constructive de la posture, poursuit Labrune en se plaignant de la mauvaise foi d’Oughourlian. On peut contester une stratégie, on peut proposer des alternatives. C’est le débat démocratique. Mais on ne peut pas faire croire aux supporters, aux investisseurs et aux acteurs du football que la Ligue déciderait seule de tout. C’est faux. La vérité est plus simple. Les décisions du football français sont des décisions collectives. Les succès appartiennent à tout le monde. Les difficultés aussi. Ceux qui veulent gouverner doivent accepter cette réalité. Ceux qui préfèrent commenter peuvent toujours expliquer après coup qu’ils auraient fait mieux». Visiblement, les deux hommes ne sont pas prêts au rapprochement.
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