La Coupe du Monde 2026 s’est achevée sur le sacre de l’Espagne dimanche soir, mais pour l’équipe de France, elle avait pris fin quelques jours plus tôt, le 14 juillet, au terme d’un match complètement loupé face à la Roja. Désignée favorite de la compétition, la sélection tricolore a été éliminée sans réellement combattre, presque amorphe face à une Espagne sûre de jeu. Et ce match laissera quoi qu’il arrive des traces tant ils sont nombreux à avoir déçu, ou à avoir été déçus. Par eux-mêmes.

Plusieurs joueurs ont reproché, à mots couverts, les choix de Didier Deschamps pour cette demi-finale tant attendue. Avec en première ligne le choix Aurélien Tchouameni, alors que ce dernier avait manqué les deux matches précédents et n’était pas forcément remis à 100 %. L’intérim remarquable de Manu Koné aux côtés d’Adrien Rabiot avait plu, non seulement aux supporters mais aussi aux joueurs, qui appréciaient la capacité de projection du milieu. Que ne possède pas réellement Aurélien Tchouameni. Ce choix n’est pas le seul à avoir fait jaser, comme certains remplacements à l’heure de jeu.
William Saliba dans le dur, un investissement inégal aux entraînements
On pense aussi au cas William Saliba, touché au dos en première période et dans l’incapacité totale de poursuivre. Une issue malheureusement prévisible tant son état de santé a interpellé ses camarades durant la compétition. Saliba était ménagé, et avait parfois des difficultés à marcher les lendemains de match. Le volume et l’intensité des entraînements étaient d’autres sujets de discussions en interne. Avec cette Coupe du Monde à rallonge, avec un grand nombre de matches, il n’était pas forcément évident de maintenir une intensité folle aux entraînements, entre ceux qui se préservaient, ceux qui voulaient se montrer et ceux qui se démobilisaient en constatant qu’ils n’avaient que peu de chance de jouer.
Certains ont ainsi levé le pied, d’autres sont restés dans le bain malgré une situation personnelle délicate, à l’image de Warren Zaïre-Emery. Désiré Doué, qui alternait entre statut de titulaire et remplaçant s’est lui instauré un régime strict pour rester le plus affûté possible, ce que le staff des Bleus a particulièrement apprécié. Ce Mondial aura aussi été l’occasion pour Kylian Mbappé, dont le statut avait été contesté lors de la dernière compétition internationale, d’asseoir son rôle de leader. Tourné vers le collectif, le capitaine a joué pleinement son rôle, en négociant les primes, en gérant certains problèmes d’intendance vis-à-vis des familles de joueur, en discutant les permissions de sortie et les jours libres avec le staff. Il a aussi été aidé en cela par Ousmane Dembélé, qui a pris la mesure de ce rôle au fil de la compétition. Des garanties aussi sur l’avenir de ce groupe, cornaqué par quelques leaders qui comptent bien être toujours là pour le prochain sélectionneur.
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