L’échec monumental de l’Allemagne à la Coupe du Monde 2026, avec une élimination précoce en 16e de finale face au Paraguay, a bouleversé les plans de la Fédération allemande de football, qui a poussé Julian Nagelsmann à la démission, et a très vite décidé de foncer sur Jürgen Klopp. En mission avec Red Bull mais sans fonction officielle sur un banc de touche, l’ancien entraîneur de Liverpool et du Borussia Dortmund était l’option numéro 1 de la DFB, qui a officiellement présenté son nouveau sélectionneur ce vendredi.

Jürgen Klopp a ainsi livré ses premiers mots en tant qu’entraîneur de la Nationalmannschaft. « Je suis ravi. C’est un grand honneur d’être ici. Je suis très ému. J’avais une idée de l’ampleur du poste de sélectionneur national, mais je n’aurais jamais imaginé que cela puisse prendre une telle ampleur. La signature de ce contrat fait d’aujourd’hui un jour vraiment exceptionnel. Je tiens à remercier toutes les personnes impliquées et je suis heureux que tout soit enfin terminé. Nous aurons besoin de vous dans cette nouvelle aventure. Il sera important pour nous de bien démarrer sur le plan médiatique pour la suite. » Comme vous pouvez le voir, Klopp a vite mis l’accent sur le terrain médiatique, demandant de la bienveillance de la part de la presse allemande.
Un coup de pression à la presse allemande
Il a même mis un premier coup de pression, en se référant au traitement subi par ses prédécesseurs Nagelsmann et Tuchel. « Je suis quand même bien là. Mais si vous ne voulez plus de moi, je m’en vais. Si vous ne laissez pas ma famille tranquille, je m’en vais aussi », a-t-il prévenu d’emblée. Puis il a exposé son plan d’action. « Nous voulons explorer toutes les pistes. Ma principale mission est d’aider l’équipe nationale senior, et cela n’est possible que si un travail de qualité est effectué à la base. On a parfois l’impression qu’il faudrait faire comme les Espagnols dans un domaine ou comme les Français dans un autre, mais nous voulons que d’autres nations disent à l’avenir vouloir suivre l’exemple de la DFB. Pendant la Coupe du Monde, on avait l’impression qu’on n’avait pas de bons joueurs, mais on a de très bons footballeurs. La situation n’est pas si mauvaise, loin de là. »
Et Klopp a même déjà annoncé son schéma tactique. « Ce que j’ai retenu de la Coupe du Monde, c’est que la défense à quatre était performante, et c’est ce que nous ferons aussi. Nous jouerons également avec des ailiers, car j’en suis convaincu. Mon objectif avec l’équipe nationale est que les gens rentrent chez eux après les matchs en disant "Waouh !" ». Klopp a en effet tenu à être clair sur son analyse de la situation actuelle, tout en donnant espoir aux supporters allemands. « La réussite se mesure à la façon dont on répond aux attentes. En Allemagne, quand on se demande si nous sommes aussi bons que la France, la réponse est non. La vraie question devrait être : avons-nous des joueurs comme Dembélé, Mbappé, Doué ou Barcola ? La réponse est non. Mais nous pouvons tout de même les battre. Il ne sert à rien de se comparer à la France, à l’Espagne ou à l’Argentine. L’essentiel est de se concentrer sur nous-mêmes et sur notre façon de jouer. Nous ne sommes pas les meilleurs au monde actuellement, c’est un fait. Onze nations nous devancent au classement, mais nous devons nous donner les moyens de les battre grâce à notre style de jeu. (…) L’idée que l’Allemagne devienne championne du monde dans quatre ans est incroyable. Nous devons jouer de manière à être capables de devenir champions du monde. Je suis surmotivé, allez ! »
Jürgen Klopp
Julian Nagelsmann
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