En dépit d’une saison écoulée en Ligue 2, Keito Nakamura est parvenu à boucler un exercice individuel particulièrement solide sous les couleurs du Stade de Reims. Auteur d’un bilan très honorable de 14 buts et 2 passes décisives en 29 rencontres avec en point d’orgue un quadruplé retentissant inscrit contre Pau en fin de championnat, l’ailier gauche japonais a prouvé qu’il avait largement le niveau au-dessus. Mais c’est véritablement lors de la Coupe du Monde 2026 que le joueur de 25 ans a crevé l’écran sur la scène internationale. Étincelant sous le maillot des Samurai Blue, il a été l’un des grands artisans du beau parcours de sa sélection, s’illustrant notamment avec un but face aux Pays-Bas et une passe décisive face à la Tunisie.

Forcément, son profil polyvalent et sa solide expérience du haut niveau européen en font aujourd’hui un élément extrêmement courtisé sur le marché des transferts. Une situation idéale pour le Stade de Reims, bien conscient qu’il sera quasiment impossible de retenir un talent de cette trempe pour une deuxième saison consécutive à l’échelon inférieur. La direction champenoise a donc en toute logique accordé un bon de sortie à son international japonais cet été. Cependant, les dirigeants rémois ne sont pas pris à la gorge financièrement : grâce aux lucratives ventes conclues ces derniers mois (Abdul Koné, Patrick Zabi ou encore Ewen Jaouen), le club n’a aucun besoin urgent de cash et se trouve en position de force dans les négociations.

Reims a déjà refusé une offre de 18 M€ pour Nakamura

C’est la raison pour laquelle le Stade de Reims a décidé de fixer un prix particulièrement élevé pour libérer son attaquant. Selon nos informations, la barre a été placée à un montant minimum de 25 millions d’euros hors bonus. Une fermeté dont a déjà fait les frais un prétendant, puisqu’une offre récente de 18 millions d’euros a tout simplement été repoussée par la direction rémoise. Intéressé par le profil du joueur, l’Olympique de Marseille est venu aux renseignements mais sait désormais à quoi s’en tenir : le club phocéen va devoir redoubler d’ingéniosité et probablement revoir ses standards à la hausse s’il souhaite sincèrement avancer sur ce dossier complexe.

La tâche des dirigeants marseillais s’annonce d’autant plus délicate que la concurrence s’active déjà à l’étranger. Plusieurs écuries britanniques, au premier rang desquelles figure Everton, ont manifesté un intérêt très concret pour s’attacher ses services. Dans le même temps, les Turcs de Beşiktaş, qui avaient déjà soumis une proposition de 15 millions d’euros l’été dernier, sont également revenus à la charge pour tenter de rafler la mise. Entre la gourmandise financière assumée du Stade de Reims et la pression des clubs étrangers, l’OM va devoir agir vite s’il ne veut pas se faire doubler dans la course à la signature de Keito Nakamura.