Alors que la candidature d’Andrea Pirlo à la tête de la Nazionale a explosé en plein vol à cause de la polémique Fonbet, les projecteurs se braquent désormais sur l’ensemble de ses activités économiques. Au-delà de son contrat d’ambassadeur avec le bookmaker russe, l’ancien champion du monde 2006 s’est construit un important empire d’investissements via sa holding AP Group. Selon les derniers comptes disponibles, celle-ci contrôle près de 21 millions d’euros d’actifs, avec des participations dans la sidérurgie, l’immobilier, l’agriculture, les start-up technologiques et même, indirectement, dans le groupe IMA historiquement lié à la famille Vacchi.

Le portefeuille de Pirlo s’étend également à plusieurs entreprises industrielles et innovantes qui alimentent les interrogations en Italie. L’ancien milieu de terrain possède notamment des intérêts dans EFC Acciai, spécialisée dans l’acier, dans des sociétés de traitement industriel, dans un domaine viticole durable près de Brescia, ainsi que dans la start-up d’intelligence artificielle MyVisto. Si aucun de ces investissements n’est illégal, leur ampleur, ajoutée à l’affaire Fonbet et aux soupçons de conflits d’intérêts qui entourent sa possible arrivée à la tête de la sélection italienne, contribue à nourrir un climat de défiance autour de celui qui devait incarner le renouveau de la Nazionale.