C’est à 11h pile que Philippe Diallo, le président de la Fédération française de football, a fait son apparition dans l’auditorium de la FFF. Mais c’est bien l’homme qui suivait ses pas qui concentrait tous les regards. Zinedine Zidane était bel et bien là, mettant fin au suspense, très éventé. Il a encore fallu attendre de longues minutes, le temps que Philippe Diallo termine son introduction, avant d’entendre l’ancien numéro 10, champion du monde 1998, dire tout son bonheur d’être là, avec sa nouvelle fonction de sélectionneur de l’équipe de France.

Zidane a tant attendu

« Je tiens à remercier la FFF, le Comex pour la confiance qu’il m’a accordée au fil de nos échanges, ainsi que l’ensemble des salariés de la Fédération pour leur travail. Il y a une très belle équipe et je suis heureux de pouvoir m’inscrire dans cette continuité. C’est un rêve qui se réalise. Je peux vous dire que j’ai reçu des propositions pour reprendre un club, mais je les ai toutes refusées pour l’équipe de France. C’est la seule chose que je voulais faire après mon expérience au Real Madrid. J’ai connu l’équipe de France en étant gamin, j’ai franchi toutes les étapes jusqu’à arriver chez les A. Aujourd’hui, en devenir le sélectionneur représente le summum. Je donnerai tout pour que la France reste au sommet ». Une première prise de parole forte, pour témoigner de son amour pour les Bleus, des sacrifices qu’il a consentis et de la patience dont il a fait preuve.

Après avoir rendu un hommage à son prédécesseur Didier Deschamps, il a vite été interrogé sur son projet de jeu, le style qu’il souhaite infuser à son équipe. « Je suis animé par le jeu, j’ai été un numéro 10, ce qui m’anime, c’est d’aller marquer des buts. Bien sûr, il faut un équilibre d’équipe. J’ai vécu 25 ans en Espagne, donc vous savez ce que ça veut dire. J’ai commencé par la France, je suis un numéro 10, j’étais un leader de terrain et je veux devenir un leader par mon expérience. Vous allez voir mon style tranquillement, on va se revoir rapidement », a-t-il répondu, esquivant par la suite plusieurs questions sur ce sujet. Zidane l’a répété, le premier rassemblement qu’il vivra se déroulera en septembre, sur trois semaines. « Mon premier match, c’est la Turquie, en là-bas. On aura 4 matchs, en septembre. J’aurais trois semaines avec les joueurs, c’est inédit, et c’est génial pour être avec les joueurs et préparer quelque chose. »

Pas de rupture mais…

Tout juste a-t-il consenti que cela sera forcément différent de ce que faisait Didier Deschamps, mais sans réelle rupture non plus. « Je n’ai rien à redire sur ce qu’il s’est passé. On fera les choses différemment, c’est une certitude. Didier Deschamps, Laurent Blanc et Zinédine Zidane sont trois entraîneurs différents, et j’apporterai ma propre approche. Mais il n’y aura pas de rupture. L’objectif est de tout mettre en œuvre pour que l’équipe de France continue à gagner. Quant à ma philosophie de jeu et à mes idées, nous aurons l’occasion d’en parler plus tard », a-t-il assuré, toujours détendu, avec le sourire, visiblement heureux d’être là, face à la presse.

Il a également glissé quelques mots au sujet de son futur staff. « Mon staff proche et technique est déjà en place, c’est pratiquement celui que j’ai eu pendant toutes ces années au Real Madrid, avec peut-être deux ou trois incorporations en plus. Je suis un fidèle de ce côté-là, on va continuer l’aventure avec ces quelques personnes ». Les détails sur le staff, l’identité de jeu, les principes qu’il voudra transmettre, ce sera pour plus tard, à savoir la divulgation de sa première liste en tant que sélectionneur, pour le rassemblement de septembre. Le principal n’était pas d’en dire trop ce mardi, mais bien d’afficher sa joie, qu’il disait intérieure mais que l’on pouvait ressentir, et une communication à la fois détendue, ce qui n’était pas si évident, et maîtrisée.

Revivez l’intégralité de la conférence de presse de Zinedine Zidane.