La nomination de Roberto Mancini à la tête de la Nazionale ne fait pas l’unanimité en Italie. Si la FIGC a officiellement tourné la page de la crise provoquée par l’échec de la piste Andrea Pirlo, plusieurs clubs de Serie A digèrent très mal la méthode employée par Giovanni Malagò. Selon la presse italienne, les dirigeants de l’élite estimaient qu’Antonio Conte représentait le meilleur choix pour relancer la sélection et reprochent surtout au président de la Fédération de les avoir totalement écartés du processus de décision. Lors du Conseil fédéral, le président de la Lega Serie A, Ezio Simonelli, a fait part de ce profond mécontentement, rapidement relayé par plusieurs dirigeants influents comme Giuseppe Marotta, Giorgio Chiellini ou encore Stefano Campoccia.

Pour l’heure, aucune fronde officielle n’est lancée, mais les tensions sont bien réelles. Si la Serie A a finalement publié un communiqué de soutien à Roberto Mancini et Claudio Ranieri afin d’afficher un front uni, la fracture avec Giovanni Malagò est désormais visible. Les clubs regrettent de ne pas avoir été consultés sur un choix qu’ils jugent stratégique pour l’avenir du football italien, alors qu’ils avaient largement soutenu l’élection du nouveau président de la FIGC quelques mois plus tôt. En coulisses, certains n’excluent déjà plus de contester la gouvernance de Malagò à moyen terme si cette rupture de confiance venait à s’aggraver, même si aucune initiative en ce sens n’est actuellement inscrite à l’ordre du jour.