Le Real Madrid de José Mourinho version 2026 a déjà repris le chemin de l’entraînement depuis deux semaines. Peu à peu, les Mondialistes ont rejoint le groupe, alors que les Merengues ont déjà disputé deux rencontres amicales face à deux équipes de la région. Une victoire 1-0 contre Alcorcon (1-0), puis un autre succès 4-1 face à Leganés (D2) mardi soir. L’occasion de voir plusieurs jeunes joueurs à l’œuvre, ainsi que des joueurs qui doivent faire leur preuve, à l’image de Franco Mastantuono, qui n’a d’ailleurs pas vraiment convaincu lors de ce deuxième match de préparation.

Sans trop de surprise, puisque la presse madrilène l’avait déjà annoncé depuis un moment, le tacticien portugais a misé sur un 4-2-3-1 plutôt classique. Mardi, ce sont d’ailleurs Camavinga et Valverde qui ont composé le double-pivot, avec Güler en 10 devant eux. Avec le ballon, l’équipe passe beaucoup par les côtés, avec des joueurs de couloir très ouverts, et ce rôle de numéro 10 - occupé par Güler mais qui semble réservé à Bellingham - qui a une liberté totale de mouvement. Le Turc est d’ailleurs le joueur qui a le plus impressionné les observateurs face à Leganés. Globalement, si on met de côté cette position de mediapunta, les joueurs sont restés assez fidèles à leur position, avec peu de dézonage et peu de permutations.

Du pur Mourinho

Autre élément qui ne surprendra pas grand monde : l’objectif est de se projeter assez vite vers l’avant.Un jeu assez direct, qui devrait logiquement faire les affaires des vedettes de l’équipe une fois qu’elles seront de retour, qui vont directement être sollicitées une fois que le ballon sera récupéré. A noter que Camavinga s’est lui aussi montré à son avantage, et ce alors qu’il ne semble pas forcément entrer dans les plans du staff ni du club. Sans ballon, on a vu une équipe plutôt agressive, avec des joueurs très concentrés et travailleurs. L’effet nouveau coach, forcément, mais Mourinho a clairement fait passer des consignes : les efforts défensifs ne sont pas négociables, et tout le monde doit travailler à la récupération du ballon.

On a vu un pressing plutôt haut, qui cherche avant tout à anticiper et couper des lignes de passe plutôt que d’aller au duel, et rapidement pouvoir lancer les offensives derrière. Contrairement à ce qu’on pouvait penser - même si c’est à relativiser au vu du niveau des adversaires - le Real Madrid de Mourinho ne devrait pas être une équipe particulièrement défensive. Mais on retrouve évidemment ce qui faisait la force des équipes du Mou à une époque déjà un peu lointaine, à savoir la discipline tactique et l’intensité collective. Ce qui a beaucoup manqué ces dernières années au Bernabéu. Bien évidemment, l’enjeu sera de rester aussi engagé et combatif une fois que les titulaires et les stars seront revenues. Face à la Fiorentina samedi, on aura une nouvelle opportunité de voir ce nouveau Real Madrid de Mourinho…