Pékin (CEST) - Le soir du 6 août, la Fédération Internationale des Footballeurs Professionnels (FIFPro) a officiellement publié une déclaration en réponse à la précédente déclaration de la FIFA réaffirmant son soutien à Infantino. Lien connexe : [FIFA : Soutient le président Infantino, ne tolérera plus aucune attaque contre la procédure régulière]

Déclaration officielle de la FIFPro :

L'initiative Forward Fast (FFE) de la FIFA n'existe plus, mais les abus de pouvoir qui l'ont créée subsistent. La tâche urgente est la réforme de la gouvernance, non sa dissimulation. Le retrait du plan FFE était inévitable, mais cette décision n'efface pas les problèmes qu'elle a révélés.

Un plan qui aurait pu modifier de manière permanente la propriété et la gestion de la Coupe du Monde de la FIFA et commercialiser un tournoi construit par des générations de joueurs a été conçu en secret, négocié à huis clos, et était sur le point d'être approuvé avant même que le Conseil de la FIFA, les associations membres, les joueurs et les parties prenantes reconnues du football ne sachent qu'il existait. Il ne s'agit pas seulement d'un manquement aux devoirs de gouvernance, mais d'un grave abus de pouvoir du Président de la FIFA.

La déclaration de Rabat ne fait que confirmer ce problème

Nous prenons note avec une profonde préoccupation du rapport interne publié par la FIFA après la réunion de Rabat au Maroc. Au lieu d'aborder ce qui s'est passé, le rapport réaffirme le soutien à la direction de la FIFA et minimise les défauts fondamentaux de gouvernance et de charte, les présentant comme des problèmes de « processus et de communication » nécessitant une « amélioration ».

Plus révélateur encore, la FIFA insiste sur le fait que, malgré la reconnaissance d'« erreurs », toutes les actions étaient « entièrement conformes aux règles et règlements de la FIFA ». Si cela est vrai, ce n'est pas une excuse, mais un indictement du cadre de gouvernance actuel de la FIFA. Un cadre qui permet à des projets d'une telle envergure de se dérouler à huis clos, cachés aux personnes concernées jusqu'à leur divulgation, doit être réformé, non défendu.

Nous prenons également note de l'avertissement de la FIFA selon lequel elle « ne tolérera plus aucune attaque contre son intégrité ». Soyons clairs : l'examen des organes directeurs du football n'est pas une attaque, mais un devoir pour tous ceux qui soutiennent ce sport.

Toute tentative de dépeindre un examen légitime et de bonne foi comme une déloyauté ne fera qu'aggraver les préoccupations soulevées par cet incident. Un examen interne rapporté uniquement au Conseil contourné ne peut résoudre le problème. Les joueurs, leurs représentants et les parties prenantes du football professionnel doivent tous être impliqués.

Aucune institution ne peut rétablir la confiance du public envers un président qui a détruit les conditions sur lesquelles cette confiance repose. La confiance ne peut pas être exigée, l'autorité ne peut pas être facilement établie, et la légitimité ne peut pas être simplement déclarée. Ces trois éléments doivent être gagnés, et ces trois éléments peuvent être perdus.

Les exigences de la FIFPro

Le protocole d'accord signé il y a quelques semaines a marqué une véritable avancée, mais l'incident de la FFE montre que cela seul ne suffit pas à protéger les joueurs ou le jeu des abus de pouvoir unilatéraux.

Indépendamment de la façon dont la crise actuelle est résolue, le monde du football doit maintenant établir des garanties structurelles pour s'assurer que de tels incidents ne se reproduisent plus. La FIFPro estime que ces mesures doivent inclure au minimum :

· L'inclusion d'une plateforme mondiale de dialogue social en tant que composante réelle, permanente et structurelle de la gouvernance de la FIFA, et non comme un mécanisme pouvant être contourné arbitrairement.

· Des consultations juridiquement contraignantes avec les parties prenantes du football professionnel sur les décisions majeures, y compris les calendriers des matchs internationaux, les extensions de tournois et d'autres questions affectant fondamentalement le jeu professionnel.

· L'octroi de droits de vote aux parties prenantes du football professionnel au sein du Conseil de la FIFA, et la reconnaissance formelle du statut de la FIFPro en tant que représentant mondial des footballeurs professionnels.

· Des réformes de gouvernance et structurelles rendant impossible pour tout individu de prendre unilatéralement des décisions affectant le jeu.

Prochaines étapes

La FIFPro a envoyé une lettre à la direction de la FIFA aujourd'hui, présentant les demandes ci-dessus. La lettre clarifie que cet incident est loin d'être une erreur de gestion isolée, mais concerne plutôt le fonctionnement de l'organe directeur suprême du football mondial et la manière dont il exerce son pouvoir.

La lettre a été cosignée par le Président de la FIFPro et les présidents des divisions régionales de la FIFPro, notamment : FIFPro Afrique, FIFPro Asie/Océanie, FIFPro Europe, FIFPro Amérique du Sud et FIFPro Amérique du Nord et Centrale.

Le retrait de la FFE a empêché une décision irréversible, mais il n'a pas restauré la confiance qui avait motivé la proposition en premier lieu. Aujourd'hui, cette confiance a été fondamentalement érodée, et des déclarations méticuleusement rédigées, des examens internes ou des promesses d'amélioration des processus ne peuvent la reconstruire.

La simple annonce de réformes de gouvernance et structurelles qui auraient toujours dû être en place ne peut pas non plus restaurer cette confiance. Ces réformes sont désormais impératives, mais elles sont une responsabilité pour l'avenir, pas une exonération du passé.

Les joueurs ne sont pas à l'origine de cette crise, et ils insisteront pour que le football sorte de cette crise avec des institutions plus fortes, de meilleures garanties et un leadership digne de la confiance que le sport exige.

Traduit par IA.

Le site web d'AF est désormais en ligne ! Actualités complètes, commentaires, détails des matchs et statistiques sur votre ordinateur. Visitez : www.allfootballapp.com