Le Trophée des Champions entre le RC Lens et le Paris Saint-Germain n’aura décidément pas été une soirée tranquille pour Jérémie Pignard (1-0). Dans un Bollaert incandescent, l’arbitre de 39 ans a été au centre de plusieurs décisions importantes qui ont directement influencé le scénario de cette rencontre. Alors que le PSG avait pris le contrôle du ballon dans les premières minutes, Lens a réussi à ouvrir le score grâce à Florian Thauvin à la 32e minute, avant de voir sa situation se compliquer considérablement quelques instants plus tard. À la 39e minute, Kyllian Antonio a en effet été directement expulsé pour un pied haut sur Maghnes Akliouche. Une décision lourde qui a contraint les Sang et Or à évoluer à dix pendant plus de cinquante minutes et qui a immédiatement provoqué les premières discussions autour de l’arbitrage. Cette expulsion n’a pourtant pas été le seul moment chaud de la soirée.

Alors que Lens résistait malgré son infériorité numérique, le PSG a cru égaliser à la 76e minute lorsque Fabian Ruiz a trouvé le chemin des filets, mais son but a finalement été refusé pour une position de hors-jeu sur l’action initiée par Vitinha et prolongée par Désiré Doué. Quelques minutes plus tard, Robin Risser a encore retardé l’échéance avec un arrêt important devant Nuno Mendes, avant que Paris ne pousse jusqu’aux dernières minutes. Et à la 87e minute, nouveau tournant avec l’expulsion directe de Nuno Mendes pour un coup de coude sur Michal Skoras. Le PSG se retrouvait à son tour à dix, dans une fin de match devenue particulièrement électrique. Deux minutes plus tard, Lens pensait même égaliser sur une tête de Matthieu Udol, mais l’arbitre avait déjà sifflé une faute sur l’action précédant le centre de Skoras. De quoi provoquer une énorme frustration dans les rangs lensois, notamment Florian Thauvin et Jean-Louis Leca qui ont mis la pression sur l’arbitre à la mi-temps dans le tunnel.

Une soirée bien mouvementée pour le corps arbitral

Car si les décisions de Jérémie Pignard ont concerné les deux équipes, elles ont surtout pesé lourd dans le déroulement de la rencontre. Le carton rouge adressé à Antonio a placé Lens dans une situation d’infériorité numérique alors que les Sang et Or menaient au score et avaient réussi à faire déjouer le PSG. Le but refusé à Fabian Ruiz a ensuite entretenu les débats côté parisien, même si la position de hors-jeu expliquait l’annulation de cette réalisation. Puis le rouge de Nuno Mendes a totalement relancé une rencontre que Paris semblait progressivement reprendre en main. Chaque intervention de l’arbitre a été scrutée avec une attention particulière, d’autant que les joueurs lensois ont régulièrement contesté certaines décisions, à l’image de Dino Toppmöller, averti pour contestation en première période. Le match a ainsi basculé dans une succession de séquences où le moindre coup de sifflet pouvait modifier l’équilibre du Trophée des Champions.

Et le dernier épisode est sans doute celui qui laissera le plus de frustration à Lens. À la 89e minute, Matthieu Udol a cru inscrire le but de l’égalisation de la tête après un centre venu de la droite, mais Jérémie Pignard avait sifflé une faute avant même que l’action n’aboutisse. Les Sang et Or ont immédiatement contesté cette décision, alors que Bollaert poussait derrière ses joueurs et que Lens évoluait désormais à dix contre dix. Cette succession de décisions litigieuses, largement critiquée dans les tribunes et sur les réseaux sociaux, a donné une place centrale à l’arbitre dans le récit de cette finale, sans pour autant réduire le résultat à son seul arbitrage. Antonio a été expulsé, Nuno Mendes également, le PSG a vu un but refusé et Lens a connu une énorme désillusion dans les dernières minutes. Une chose est certaine, Jérémie Pignard aura été l’un des personnages de cette soirée particulièrement tendue à Bollaert.