Après une première titularisation déjà particulièrement scrutée face à Aston Villa en Supercoupe d’Europe, Maghnes Akliouche a de nouveau été aligné à la pointe de l’attaque parisienne contre le RC Lens (1-0). Luis Enrique a donc confirmé une expérience qu’il semble vouloir installer progressivement dans son équipe, en utilisant l’ancien Monégasque dans un rôle de faux neuf plutôt qu’à son poste habituel. Pour cette deuxième apparition dans le onze de départ cette semaine, le contexte était pourtant loin d’être évident. Le PSG devait composer avec une préparation encore courte, plusieurs cadres ménagés et un adversaire porté par un Bollaert particulièrement bouillant. Dans ce cadre, Akliouche a montré un visage plus séduisant que quelques jours plus tôt, même si sa prestation reste encore loin d’être totalement aboutie.

Très mobile dès les premières minutes, le néo-Parisien, noté 5,5 par la rédaction de Foot Mercato, a beaucoup décroché et cherché à participer aux associations avec Désiré Doué, Khvicha Kvaratskhelia ou encore Achraf Hakimi. Sa mobilité a notamment permis au PSG de multiplier les permutations et de ne pas avoir un avant-centre figé dans la surface. Il aurait même pu être dangereux dès la 8e minute sur une première frappe passée à côté, avant d’être repris de justesse par Nawrocki alors qu’il s’apprêtait à tirer quelques minutes plus tard. Son match a ensuite pris une tournure plus particulière à la 39e minute lorsqu’il a subi le gros tacle de Kyllian Antonio, directement sanctionné d’un carton rouge. Akliouche a donc été au cœur de plusieurs situations, mais il lui a encore manqué cette capacité à faire véritablement basculer les choses dans les derniers mètres. Un constat assez logique pour un joueur encore en phase d’adaptation à un rôle aussi différent.
Il va falloir du temps pour la nouvelle recrue
Car c’est bien là toute la particularité de cette expérience imaginée par Luis Enrique. Akliouche n’est pas utilisé comme un avant-centre classique chargé de rester entre les centraux et d’attendre les ballons dans la surface. L’Espagnol lui demande davantage de décrocher, de participer au jeu, d’attirer les défenseurs et de créer des espaces pour les joueurs qui arrivent lancés. Sur ce registre, ses déplacements ont été intéressants pendant une bonne partie de la première demi-heure. Mais son influence s’est progressivement réduite, avec quelques prises de balle moins propres et un déficit physique qui l’a parfois handicapé dans les duels. Il a aussi mal négocié une situation de contre à la 13e minute. Son bilan reste donc encourageant dans l’idée, mais encore insuffisant dans l’efficacité. Et il faut évidemment rappeler qu’Akliouche découvre lui aussi un nouvel environnement depuis son arrivée à Paris, avec de nouveaux partenaires, de nouveaux automatismes et désormais un nouveau poste à assimiler.
Luis Enrique semble en tout cas vouloir lui laisser du temps pour apprivoiser cette fonction. Le technicien parisien a encore reconduit son idée face à Lens et le joueur a montré suffisamment de choses dans ses déplacements et sa compréhension du jeu pour que l’expérience mérite d’être poursuivie. Cela ne signifie pas pour autant que le natif de Tremblay-en-France est déjà convaincant comme faux neuf. Son manque d’impact dans les zones décisives reste réel et son adaptation pourrait nécessiter plusieurs semaines, voire davantage, avant que ses qualités naturelles ne se traduisent pleinement dans ce rôle. Remplacé à la 60e minute par Ousmane Dembélé, qui a beaucoup bougé et tenté des deux pieds avant de manquer une énorme occasion seul face à Risser, Akliouche laisse donc une impression contrastée. Luis Enrique a confirmé son idée, Akliouche a montré davantage de promesses, mais cette nouvelle expérience parisienne demande encore du temps avant de devenir une véritable arme.
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