L’OM lance sa saison dans deux jours. Le Vélodrome retrouvera son équipe à l’occasion de la réception de Strasbourg (ce vendredi, 20h45) et inaugurera cet exercice 2026/2027. Les hommes de Bruno Genesio sont attendus après une préparation démarrée timidement, mais mieux terminée d’un point de vue du jeu. Il faut faire oublier les derniers mois avec un groupe dont l’avenir n’est pas du tout assuré pour certains éléments. Le club phocéen est dans une telle situation financière qu’il peut difficilement refuser des offres pour ses joueurs. L’effectif changera très probablement d’ici le 1er septembre et la fermeture du marché des transferts. Cela ajoute des difficultés supplémentaires, sans oublier les aléas du mercato.

Il y en a eu deux récemment avec d’abord Pierre-Emile Højbjerg, lequel a refusé de partir à Newcastle alors que tout était fixé avec le club anglais, provocant, comme nous vous le révélions la colère de sa direction. En conséquence, et à la demande du club, Bruno Genesio lui a retiré le brassard de capitaine à l’occasion du dernier match amical le week-end dernier contre l’Atlético de Madrid. Il est pour le moment toujours à l’OM et devrait être intégré au groupe contre Strasbourg, comme Nayef Aguerd. Lui a connu un vrai faux départ du côté de la Real Sociedad la semaine passée. Il n’aurait pas donné satisfaction à la visite médicale, selon le club basque, ce que le défenseur marocain nie catégoriquement, lui qui n’a plus joué depuis plusieurs mois en raison d’une blessure.

Højbjerg et Aguerd ont «un côté revanchard»

Malgré cela, Bruno Genesio compte sur eux, malgré les incertitudes qui les entourent. Tous les deux prennent ça avec beaucoup de recul et sont concentrés sur le terrain, affirme le technicien en conférence de presse. Je parle beaucoup avec eux. Ils ont besoin de parler aussi mais ils sont concentrés sur le terrain et uniquement sur le terrain. Ils ont montré autre chose que ce qu’on a pu dire sur eux ou l’équipe. Ils ont aussi un côté revanchard. Il faudra les juger sur ce qu’ils feront en ce début de saison. Ils n’ont pas d’état d’âme sur ce qu’il s’est passé», assure-t-il avant de conclure sur les cas individuels. «Nayef (Aguerd), c’est différent, il n’a pas joué depuis 5 mois. Il doit d’abord retrouver du rythme. Pour Pierre (Højbjerg), je n’ai pas vu de changement dans son attitude».

Enfin, dernier cas délicat pour l’OM, la gestion de Leonardo Balerdi. L’Argentin a été la cible de copieux sifflets lors du dernier match amical au Vélodrome. Déjà dans le collimateur des supporters après les déboires des derniers mois, voire années, il a encore commis une grosse erreur qui a coûté le but de l’égalisation face aux Colchoneros. Il était encore en grosses difficultés sur le second, avant de sortir perclus de crampes, sous les quolibets. «J’essaye d’être toujours le plus honnête possible dans mes choix vis-à-vis du joueur et de l’équipe, poursuit Genesio au sujet de son défenseur central. Ce qui m’importe le plus, c’est le bien de l’équipe. Je pense que Leo a beaucoup souffert de ce qui lui est arrivé. J’échange avec lui régulièrement pour le soutenir».

Genesio sur Balerdi : «on a tous souffert pour lui»

Son départ, espéré d’un point de vue financier par le club, et par lui-même cet été, semble de plus en plus incertain. Il ne trouve pas preneur et est bien parti pour une 6e saison sur la Canebière. «On est dans une situation incertaine, notamment dans ce secteur de jeu en ce début de saison, regrette le coach. Il y a les blessures des uns, le départ des autres. Il n’y a pas beaucoup de solutions». Aguerd n’a pas 90 minutes dans les jambes, et Kondogbia et Balerdi sont incertains contre Strasbourg. Il faut maintenant faire avec la colère des supporters à l’égard de ce dernier. «Ça a été dur pour lui. Ça a été assez fort, on a tous souffert pour lui. On est un groupe. Ça nous fait mal aussi. On sait que ça fait partie du métier, philosophe-t-il. Vendredi, c’est le championnat. Il y a les groupes de supporters pour soutenir l’équipe. Après, on est bon, on n’est pas bon, on accepte les critiques. Sinon, il faut changer de métier». Ça vaut pour tout le monde, même pour ceux en difficulté.