Il aura fallu attendre plusieurs années, plusieurs pistes avortées et quelques désillusions pour voir l’AC Milan enfin mettre la main sur l’attaquant tant désiré. Recruté pour 74 millions d’euros, Gonçalo Ramos est arrivé en Lombardie avec une pression immense sur les épaules, celle d’un joueur recruté pour incarner le grand numéro 9 que les Rossoneri recherchaient depuis longtemps. Et pour s’offrir l’international portugais, Milan n’a pas hésité à frapper fort. Son transfert est devenu le plus cher de l’histoire du club, symbole d’un investissement majeur consenti pour remettre une véritable référence offensive au cœur du projet milanais. Après plusieurs mercatos à chercher la bonne formule, le club lombard semble avoir décidé de ne plus tergiverser et de miser sur l’ancien attaquant du PSG capable de peser immédiatement dans la surface, de marquer, mais aussi de porter une partie des ambitions retrouvées de l’équipe.

Car avant Ramos, Milan avait déjà tenté plusieurs formules. Tammy Abraham avait débarqué en prêt de l’AS Roma et avait rendu des services appréciables dans la rotation, sans toutefois suffisamment convaincre pour que son aventure rossonera se prolonge au-delà de son prêt. Quelques mois plus tard, Niclas Füllkrug avait été recruté à son tour sous la forme d’un prêt depuis West Ham, dans une opération davantage pensée comme une réponse à court terme aux difficultés offensives et à la situation de Santiago Gimenez. Mais c’est surtout le cas du Mexicain qui a laissé un goût amer. Arrivé définitivement de Feyenoord en février 2025 avec de grandes attentes après ses performances aux Pays-Bas, Gimenez n’a jamais réussi à s’installer comme le buteur espéré par Milan. Son départ en prêt pour le FC Porto, officialisé le 31 août 2026, est venu refermer une expérience décevante et symboliser les difficultés rencontrées par le club pour trouver enfin la bonne formule au poste de numéro 9. Mais les débuts de Ramos font espérer à la direction milanaise que cet objectif répété à chaque mercato soit enfin de l’histoire ancienne.

Un test XXL contre la Juventus pour confirmer

Pour l’instant, les premiers pas du Portugais donnent justement des raisons d’être optimiste. Ramos n’a pas tardé à débloquer son compteur avec les Rossoneri en trouvant le chemin des filets face à Venise. Un but forcément important pour lancer son aventure et faire retomber une partie de la pression liée à son prix et à son statut. Mais au-delà de cette première réalisation, c’est surtout son comportement sur le terrain qui commence à séduire. Face au Torino, l’attaquant a livré une prestation particulièrement intéressante, en affichant cette capacité à peser sur une défense, à participer aux mouvements offensifs et à se montrer disponible dans les zones dangereuses. «Pour moi, ce sera une saison positive si nous remportons le Scudetto. Les buts m’importent peu. Si j’en marque 100 et que nous terminons septièmes, cela n’aura aucune importance. Je suis ici pour écrire l’histoire de l’AC Milan, comme tous ceux qui nous rejoignent. L’AC Milan fait déjà partie de l’histoire, nous voulons l’enrichir en remportant d’autres trophées. Quand j’étais petit, mon père me parlait toujours de l’AC Milan. C’était son club préféré. Il a grandi en les voyant tout gagner, et son rêve était d’y jouer. Il est mon mentor dans la vie, j’ai tellement appris de lui. Je parle toujours à mon père. C’est la première personne à qui je parle après un match pour savoir ce que je peux améliorer et ce que j’ai bien et moins bien fait. Ce qui compte le plus pour moi dans la vie, c’est la famille. Dans le sport, c’est la victoire».

«Amorim m’a appelé en juillet, pendant la Coupe du Monde. Je suis allé dans ma chambre et on a discuté : c’était très simple. C’est un moment que je n’oublierai jamais. Je ne pense pas au fait que je suis le joueur le plus cher de l’histoire du club. Pour moi, tout est question de confiance. Cela signifie qu’ils croient en moi, alors je dois faire mes preuves et aider le club à gagner. C’est une source de motivation et de pression, mais une pression positive. J’essaie de tout faire pour marquer. Ce n’est jamais agréable de rater des buts, mais quand ça arrive, il est important de savoir gérer la situation», a-t-il conclu. Mais les rencontres de préparation et les premiers rendez-vous de la saison ne suffiront bientôt plus pour juger le nouveau numéro 9 milanais. Le véritable test arrive ce dimanche avec un déplacement particulièrement attendu sur la pelouse de l’Allianz Stadium pour affronter la Juventus. C’est précisément pour ce genre de rendez-vous que Milan a investi autant sur lui. Après avoir séduit lors de ses premières apparitions, l’attaquant portugais va désormais devoir confirmer lorsque la pression sera maximale et que les enjeux commenceront véritablement à peser. À Turin, Gonçalo Ramos aura déjà l’occasion de franchir un nouveau cap et de montrer que Milan tient peut-être enfin l’attaquant qu’il attendait depuis des années.