Décédé le 17 juin dernier d’un cancer du pancréas à 58 ans, Eric Roy laisse un grand vide du côté de Brest. Le coach du club breton a laissé une grosse empreinte au sein de Ty Zefs en emmenant le club en Ligue des Champions avec une magnifique troisième place. Barragiste et sorti de la phase de Ligue de la C1, il a ensuite maintenu une certaine régularité en Ligue 1 avec les Brestois qui n’auront jamais tremblé avec lui pour leur place en Ligue 1. Des performances XXL qui se sont déroulées alors qu’il avait découvert sa maladie dès son arrivée à Brest il y a quatre ans. Interrogé par Le Parisien plusieurs semaines après son décès, sa femme Loetitia Roy s’est confiée, notamment sur la façon dont il avait gardé sa maladie secrète du plus grand monde possible.

«Dès le début, je lui ai par exemple dit de mettre une casquette. Parce qu’avec la chimio, il risquait de perdre ses cheveux. Donc il a mis une casquette, et c’est devenu emblématique de son parcours brestois. Après, il y a eu des moments difficiles où avant certaines rencontres, il se cachait dans les vestiaires pour résister aux effets secondaires horribles de la chimio. Le CHU de Brest a été incroyable, ils ont adapté son traitement en fonction du calendrier européen. Il arrivait à se cacher de son groupe. Il y avait aussi beaucoup de pudeur. C’est un beau groupe, dans un club qu’il adorait, ça l’a poussé ça aussi. Certains se doutaient que ça n’allait pas bien. Il a dégusté, il est passé par des souffrances assez inhumaines», a-t-elle notamment déclaré.
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