L’été a été très animé à Lyon. Après une première phase de mercato maîtrisée avec le départ majeur d’Afonso Moreira et plusieurs arrivées d’entrée, l’OL s’est attelé à préparer son entrée en matière en Ligue des Champions. Après un premier tour passé contre le Sparta Prague, les hommes de Paulo Fonseca se sont frottés à Fenerbahçe. Lors du match aller, les coéquipiers de Corentin Tolisso ont tenu la dragée haute aux Stambouliotes et sont repartis de Turquie avec un nul plus qu’encourageant.

Finalement, c’est lors du match retour au Groupama Stadium que les espoirs de C1 se sont envolés pour l’Olympique Lyonnais. Après une première demi-heure totalement ratée, les Lyonnais se sont inclinés et vont donc disputer la Ligue Europa cette saison. Un dénouement qui fait mal sur le plan sportif mais qui aurait pu faire beaucoup de bien financièrement. Outre l’obligation de vendre Malick Fofana suite à cette incapacité à se qualifier pour la plus grande des compétitions européennes de clubs, Lyon va devoir vivre les années à venir sous le signe de l’austérité, même si une place en Ligue Europa avait été budgétée en début de saison.
Un retour à la normale espéré en 2029
En effet, l’OL est toujours à l’heure des économies. Toujours dans le viseur de la DNCG, le club rhodanien s’affaire à retrouver un équilibre financier depuis un an. Cela passe parfois par des ajustements à la marge. Dans son édition du jour, L’Equipe nous apprend que les dirigeants lyonnais privilégient par exemple le métro désormais pour leurs déplacements à Paris, notamment lorsqu’ils s’y rendent pour des réunions. Cette nouvelle politique s’applique également aux joueurs. Lors de sa signature à l’OL cet été, Keito Nakamura a voyagé depuis Reims… en van. Une économie de 15 000 euros pour le club, alors que Malick Fofana avait dans le sens inverse deux avions qui l’attendaient pour l’Angleterre.
L’Olympique Lyonnais compte aussi plus de partenaires sur son maillot aujourd’hui, tandis que la cellule de recrutement explore des marchés plus annexes, comme le championnat autrichien ou portugais. Les dirigeants lyonnais ne peuvent aujourd’hui plus s’aligner avec les salaires proposés par des clubs comme Rennes ou le Paris FC, et tentent ainsi de se réinventer. Cet été, la masse salariale est justement passée de 120 à 55 millions d’euros. Pour faire rentrer des liquidités, les navettes pour se rendre au stade coûtent désormais 12,50€ par voyageur. L’OL vise un retour à l’équilibre financier en 2029 et même une qualification en Ligue des Champions ne fera pas changer de cap aux dirigeants lyonnais.
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