La gronde contre Gianni Infantino est en train de prendre une toute nouvelle dimension. Alors que le président de la FIFA tente de briguer un quatrième mandat, plusieurs fédérations et confédérations ont décidé de lui retirer leur confiance après la polémique provoquée par le FIFA Forward Enterprises. Ce projet avait pour but de vendre à des investisseurs privés une participation dans les compétitions organisées par l’instance gérante du football mondial. Une initiative perçue comme une tentative de « brader » la Coupe du Monde et qui n’a pas tardé à faire réagir.

De l’UEFA à la CONCACAF, en passant par plusieurs fédérations, de nombreuses entités ont annoncé ne pas soutenir le projet d’Infantino, contraint de faire machine arrière. Mais visiblement les adversaires d’Infantino comptent aller beaucoup plus loin, à en croire la presse britannique. Selon les informations du Times, ils seraient prêts à boycotter les tournois de la FIFA et à lancer de nouvelles compétitions internationales en parallèle si Gianni Infantino refusait de quitter ses fonctions. Une stratégie ayant pour mission de priver la Fédération internationale de football de ses principales sélections, de ses revenus et de sa légitimité sportive.
L’UEFA envisage une action en justice
La Fédération anglaise (FA) va ainsi écrire à Gianni Infantino pour retirer la lettre de soutien envoyée fin juin en faveur de sa réélection. Elle demande dorénavant « un examen complet et rigoureux de la direction et de la gouvernance de la FIFA afin de garantir que le football mondial soit géré de manière transparente ». La Fédération galloise (FAW) a suivi le même chemin, estimant que les récents manquements en matière de gouvernance, de leadership et de communication avaient fait perdre au dirigeant « la confiance de la FAW pour rester à la tête du football mondial ».
Ce dimanche, l’UEFA d’Aleksander Čeferin, principal opposant à Infantino, a adressé une lettre juridique au dirigeant de 70 ans pour l’informer qu’elle envisageait une action en justice concernant le projet FIFA Forward Enterprises. Quatorze responsables de la FIFA, parmi lesquels figure Arsène Wenger, ont également été priés de conserver l’ensemble des documents liés à ce dossier. Une offensive qui pourrait mettre la lumière sur les conditions dans lesquelles ce projet a été élaboré et validé. Les opposants à Infantino pourraient désormais tenter de paralyser la FIFA avant l’élection présidentielle prévue en mars 2027.
アーセン・ヴェンゲル
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