Il y a quelques années encore, le nom du Séville FC en faisait trembler plus d’un en Europe, notamment en Europa League. Les Andalous étaient le grand rival à éviter, eux qui ont un palmarès monstrueux de 5 titres remportés entre 2014 et 2023 dans la deuxième compétition continentale. Mais comme déjà expliqué dans nos colonnes il y a peu, le club du sud de l’Espagne ne fait plus peur à grand monde aujourd’hui, que ce soit sur la scène européenne ou nationale. Ce week-end encore, les hommes de Luis Garcia Plaza se sont tristement inclinées sur la pelouse d’une équipe d’Osasuna (2-1) qui n’a pourtant plus grand-chose à jouer sur cette fin de saison.

Il faut dire que la situation est réellement critique. Si certains supporters se consolent tant bien que mal en se disant qu’une relégation permettrait de repartir de zéro, facilitant la vente du club au groupe mené par Sergio Ramos notamment, les conséquences sur le plan financier seraient dévastatrices pour des raisons évidentes liées à la perte de droits TV, entre autres. Une plongée dans l’enfer de la D2 toujours très difficile pour des clubs habitués à l’élite et à se débrouiller avec des budgets relativement élevés. Des formations historiquement présentes en D1 comme le Deportivo de la Corogne, le Racing Santander ou Malaga en ont bavé ces dernières années, allant jusqu’à connaître des chutes en troisième division.
Un calendrier infernal pour finir
En plein conflit familial entre les Del Nido pour la tête du club, un effectif globalement assez médiocre, le Séville FC est un transatlantique qui navigue sans véritable capitaine et qui risque de se prendre un iceberg en pleine face. Si la messe semble déjà dite pour Oviedo, dernier de Liga avec 28 points, il y a presque 10 clubs qui sont à la lutte pour éviter les 18e et 19e positions. Du Rayo Vallecano, 11e avec 39 points à Levante, 19e avec 32 unités, tout le monde est en danger. Mais force est de constater que c’est clairement le Séville FC, 18e avec 34 points, qui est sur la pire dynamique.
Et le calendrier s’annonce très compliqué, puisque les Andalous doivent encore défier un rival du haut de tableau comme la Real Sociedad, puis l’Espanyol, qui est aussi sur une spirale négative, dans un match décisif pour le maintien. Derrière, un sprint final infernal, avec un déplacement à Villarreal (3e), la réception du Real Madrid (2e) puis un duel contre le Celta (7e). Quatre matchs sur cinq face à des adversaires du top 8, en somme. Surtout, Luis Garcia Plaza, arrivé fin mars, ne semble pas trouver les solutions pour faire avancer son équipe, comme il l’a confié dans une sortie très remarquée en Espagne ce week-end. « Je donne ma vie pour ce club. Je n’ai jamais travaillé autant d’heures, vraiment. Je ressemble à un autiste, sans leur manquer de respect. Je suis dans mon monde, je travaille, je regarde de la vidéo, je n’ai même pas visité Séville. Mais ça ne marche pas », confiait-il. De bon augure pour la suite…
톨루카
Luis García
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