Vainqueur de la Supercoupe d’Europe contre Aston Villa, le Paris Saint-Germain visait un nouveau titre, ce dimanche soir, avant la reprise officielle de la Ligue 1. Opposés au RC Lens au Stade Bollaert-Delelis, les hommes de Luis Enrique se présentaient en 4-3-3 avec un trio offensif composé de Doué, Akliouche et Kvaratskhelia. Dans l’entrejeu, Beraldo accompagnait Vitinha et Zaïre-Emery alors que Digne vivait sa première titularisation sur le côté gauche de la défense parisienne. En face, les troupes de Dino Toppmöller s’organisaient en 3-4-3 où le capitaine Thauvin et Sima entouraient la nouvelle recrue offensive des Sang et Or, Franjo Ivanovic. Au milieu de terrain, Cuisance et Titraoui étaient associés.

Thauvin surprend le PSG
Sous les yeux du nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Zinedine Zidane, et des partants Ibrahim Mbaye et Bradley Barcola, les doubles champions d’Europe en titre tentaient de prendre le contrôle du jeu mais peinaient face à des Lensois ambitieux et présents dans le duel. C’est finalement Kvaratskhelia qui allumait la première mèche mais Risser repoussait avant de voir Akliouche manquer de peu le cadre (8e). Très juste techniquement, l’ancien Monégasque réalisait d’ailleurs un début de match convaincant dans un rôle de faux numéro 9. Au fil des minutes, la pression s’accentuait sur le but lensois mais Kvaratskhelia loupait, cette fois-ci, le cadre (12e).
Dans la foulée, Akliouche était lui rattrapé in-extremis par Nawrocki, auteur d’un tacle salvateur (13e). Acculés, les Nordistes résistaient malgré aux vagues parisiennes en montrant un état d’esprit irréprochable. Mieux encore, les locaux s’enhardissaient progressivement et allaient finalement surprendre le PSG contre le cours du jeu. Après une frappe trop croisée d’Udol, Thauvin surgissait au second poteau et trompait au près Safonov (1-0, 32e). Devant au score, le RCL créait la sensation mais allait vivre un premier gros tournant quelques minutes plus tard. Coupable d’un tacle trop appuyé sur Akliouche, Kyllian Antonio voyait rouge et laissait ses partenaires à dix (39e). En fin de première période, Paris accentuait la pression mais Doué trouvait la barre (45+3e).
Le PSG frustré à 11 contre 10
Mené à la pause et après le gros coup de gueule lensois envers le corps arbitral suite au carton rouge reçu par Antonio, le PSG - en supériorité numérique - se devait de réagir. Rapidement menaçant, le club de la capitale butait pourtant toujours sur une défense lensoise rigoureuse. Solidaires, les Sang et Or continuaient même de se montrer dangereux sur le but de Safonov, à l’image de Cuisance (56e) et Thauvin (58e). Pour la dernière demi-heure de jeu, Luis Enrique modifiait ses plans avec les entrées de Mendes, Ruiz et Dembélé. Un coaching qui était tout proche de payer dans la foulée mais Mendes tombait sur un grand Risser (62e). Dos au mur, le PSG poursuivait son entreprise mais Doué voyait, lui, son missile fuir de peu le cadre artésien (69e) alors que Risser s’interposait encore face à Dembélé (73e, 77e).
Si Mayulu faisait, à son tour, son apparition à la place de Kvara, la physionomie de cette rencontre ne changeait guère. Le PSG poussait, Lens résistait mais le tableau d’affichage, lui, n’évoluait pas, même sur le but de Ruiz à l’entrée du dernier quart d’heure, refusé par la VAR pour une position de hors-jeu. Dans les derniers instants, Dembélé ratait même l’immanquable en envoyant sa volée dans les travées de Bollaert (81e) alors que Lens et Skoras frôlaient le break (86e). Après le carton rouge reçu par Mendes pour un coup de coude sur Skoras et un but refusé à Udol (alors que l’avantage aurait pu être laissé aux Sang et Or), le RC Lens réalisait finalement un bel exploit en venant à bout (1-0) du PSG pour remporter ce Trophée des Champions 2026. De quoi également promettre une magnifique lutte en Ligue 1.
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