La FFF est sortie du silence après les critiques d’Abdeslam Ouaddou, recalé à deux reprises à l’entrée du Brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF). L’actuel entraîneur des Orlando Pirates avait notamment estimé dans L’Équipe que le football français devait « colorer un peu plus les entraîneurs », laissant entendre que ses origines avaient pu jouer dans ses échecs pour intégrer la formation. Une accusation fermement rejetée par la Fédération. « Non seulement ça ne répond pas à nos valeurs fondamentales, mais ce serait contre-productif », a répondu Laurent Chatrefoux, membre de la Direction technique nationale et responsable du BEPF. Ce dernier assure que les candidats sont évalués sur leur parcours et leurs prestations, « quels que soient leurs origines et leurs profils ». Environ 40 personnes candidatent chaque année pour seulement dix places, attribuées notamment après deux épreuves orales devant un jury de professionnels.

La Fédération dit comprendre la déception de l’ancien défenseur franco-marocain, mais rejette catégoriquement son argumentaire. « On comprend sa frustration, mais pas les arguments », insiste Laurent Chatrefoux, rappelant qu’Ouaddou a déjà obtenu son BEF et son DES sous l’égide de la FFF « sans aucun problème ». Jacky Bonnevay, formateur au BEPF et ancien proche d’Ouaddou à Nancy, s’est également dit « un peu surpris par ses déclarations », tout en soulignant la réussite actuelle de l’entraîneur à l’étranger. Pour répondre aux soupçons de discrimination, la FFF met enfin en avant « la diversité et la mixité » qui constituent, selon elle, l’une des forces historiques du football français.
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