Thomas Meunier ne garde pas un bon souvenir de la Coupe du monde 2026. Interrogé par The Athletic, le défenseur belge de Sunderland s’est montré très critique sur la place prise par la politique, l’argent et le spectacle durant le tournoi. Il prend notamment pour exemple la polémique autour de Folarin Balogun, dont la suspension après son carton rouge avait été annulée à la suite d’une intervention de Donald Trump. « Cet événement était le reflet de toute la Coupe du monde : dominée par le capitalisme, le spectacle et l’argent. Cette Coupe du monde a incarné le côté obscur du football traditionnel », dénonce l’ancien Parisien. Sans nommer directement Gianni Infantino, il met également en garde contre une gouvernance qui deviendrait contraire au sport : « Alors, c’est dangereux. »

À 35 ans et après trois Coupes du monde disputées avec la Belgique, Meunier estime pourtant que les États-Unis possèdent toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir une compétition d’une telle ampleur. Son problème se situe ailleurs : « Ils disposent des infrastructures nécessaires pour organiser une Coupe du monde chaque année. Mais seulement si l’attention se porte exclusivement sur le football. Le problème, c’est que le football n’était pas la priorité absolue pour la Coupe du monde 2026. » Le Belge s’interroge plus largement sur la possibilité de séparer réellement football et politique, alors que le sport reflète aussi selon lui des phénomènes de société comme le racisme. Une sortie particulièrement forte contre l’organisation d’un Mondial que Meunier estime avoir trop souvent relégué le jeu au second plan.
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