Il fallait être solide pour résister au PSG. Il fallait être un roc pour le faire à dix contre onze. Dimanche à Bollaert, Ismaëlo Ganiou a été les deux. Face au champion d’Europe en titre, le jeune défenseur lensois a, en effet, livré une prestation pleine d’autorité, participant à la résistance du Racing Club de Lens dans une rencontre où les Sang et Or ont pourtant longtemps subi. Sa capacité à défendre en avançant, à gagner ses duels et à sortir proprement le ballon a une nouvelle fois sauté aux yeux, à l’instar de cette percée tranchante à la 57e minute de jeu qui a permis à Florian Thauvin de se retrouver en position de frappe.

Une masterclass face au PSG
Plus que cette action marquante, le droitier d’1m82 a surtout fait preuve d’un calme déroutant et d’une expérience bluffante malgré ses 21 printemps. Crédité d’un 7,5 par la rédaction FM et élu homme du match, le nouveau roc de la défense lensoise a tout simplement écœuré les offensifs parisiens. Une masterclass qui n’est pourtant que la dernière étape d’une progression déjà spectaculaire. Formé à La Gaillette, Ganiou a ainsi dû passer par la Ligue 2 et Annecy pour gagner du temps de jeu avant de revenir à Lens. La blessure de Jonathan Gradit lui a ensuite ouvert les portes du onze et il ne les a plus vraiment quittées.
Puissant, rapide, agressif dans les duels et de plus en plus mature dans sa relance, le natif de Lille s’est finalement imposé comme l’un des nouveaux patrons de la défense lensoise la saison dernière. Ses buts contre Toulouse, dont un en toute fin de match pour offrir une victoire spectaculaire au Racing, ont par ailleurs contribué à installer son image de défenseur capable de peser sur les deux surfaces. Une progression qui n’a évidemment pas échappé aux recruteurs puisque plusieurs clubs se sont intéressés à lui durant l’été, alors que Lens cherchait à conserver l’un des joueurs les plus prometteurs de son effectif. Finalement prolongé jusqu’en juin 2030, Ganiou peut, aujourd’hui, rêver d’un avenir radieux.
Le futur visage des Bleus ?
La prochaine étape sera forcément européenne. Après avoir résisté au PSG dans un Bollaert en fusion, Ganiou va devoir confirmer face à des adversaires de très haut niveau et c’est probablement là que se jouera son changement de dimension. Mais ce n’est pas tout. Dans les tribunes lensoises dimanche, Zinédine Zidane assistait, de son côté, à son premier match en tant que sélectionneur de l’équipe de France, accompagné de son adjoint David Bettoni. Alors oui, Ganiou n’est évidemment pas encore aux portes des Bleus puisque la concurrence est immense à son poste mais le nouveau boss des Bleus aura besoin de faire émerger une nouvelle génération dans les prochaines années, avec l’Euro 2028 puis la Coupe du Monde 2030 en ligne de mire. Et la prestation réalisée par le numéro 25 artésien n’aura certainement pas échappé à l’ancien technicien du Real Madrid.
Rappelons, à ce titre, que le destin international de la sensation lensoise aurait pu être bien différente. Né en France de parents burkinabè, il avait, en effet, choisi les Étalons en 2025 et honoré sa première sélection le 6 juin de cette année-là, en entrant en jeu lors d’un match amical remporté face au Zimbabwe mais sa situation a finalement évolué après sa non-convocation pour la CAN 2025. En février dernier, alors qu’il s’affirmait comme l’une des révélations de Lens, Ganiou avait publiquement reconnu que l’équipe de France Espoirs était désormais un objectif qui l’attirait. Quelques semaines plus tard, Gérald Baticle le convoquait pour la première fois avec les Bleuets. Devenu l’un des visages du nouveau RC Lens, prêt à découvrir la Ligue des Champions et d’ores et déjà annoncé comme l’un des futurs visages de l’équipe de France, le crack de La Gaillette peut, quoi qu’il en soit, désormais commencer à rêver beaucoup plus grand.
ပီအက်စ်ဂျီ
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