À l’approche de la cérémonie du Ballon d’Or qui se déroulera le 26 octobre prochain, l’identité du lauréat n’a jamais été aussi indécis. Et les clubs font évidemment la propagande pour leur meilleur joueur à l’approche du dénouement final. Au Real Madrid, José Mourinho n’a jamais eu pour habitude de manier la langue de bois et sa sortie sur le Ballon d’Or risque de faire beaucoup parler. Présent en conférence de presse avant la réception de Malaga au Bernabéu, dimanche (17h), l’entraîneur du Real Madrid a livré sa propre conception de la récompense individuelle et a choisi son poulain.

« Pour moi, le Ballon d’Or doit revenir à ces joueurs qui, lorsqu’ils prennent leur retraite, nous manquent pour l’éternité. Maradona, Nazário, Messi, Zidane, Matthäus me manquent… On ne peut pas donner le Ballon d’Or parce qu’un joueur a gagné la Ligue des Champions ou la Coupe du monde », a-t-il lancé. Mourinho estime même que si l’objectif était simplement de récompenser les principaux succès collectifs, « il faudrait donner le Ballon d’Or à Luis Enrique » pour la Ligue des Champions ou récompenser Luis de la Fuente pour les performances de l’Espagne.
José Mourinho ne veut pas d’un Espagnol ou d’un Parisien
Mais le Special One est allé encore plus loin en écartant clairement l’idée que le meilleur joueur du monde doive nécessairement évoluer au PSG ou avec la sélection espagnole. « Le meilleur du monde ne doit pas forcément être du PSG ou d’Espagne. Ils sont deux, trois ou quatre et nous savons qui ils sont. Nous savons où ils sont : ici. Nous savons qui a marqué l’histoire individuellement cet été », a poursuivi Mourinho. Une manière très claire de placer plusieurs de ses joueurs du Real Madrid au-dessus de la concurrence dans la course à la prestigieuse récompense.
Sans le nommer directement, le technicien portugais semble notamment faire référence à Kylian Mbappé lorsqu’il évoque celui qui a « marqué l’histoire individuellement cet été », même si sa déclaration entretient volontairement une part d’ambiguïté. Mourinho a enfin adressé une dernière pique au processus d’attribution du trophée : « le Ballon d’Or comporte une dimension politique et, quand la politique entre en jeu, j’aime moins ça. (…) On ne va pas l’inventer en Espagne ou au PSG. Là-bas, ce serait Luis Enrique ou De la Fuente. Le meilleur joueur, c’est quelqu’un d’autre». Réponse dans deux mois…
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