Le mercato de l’AC Milan continue de vivre au rythme du feuilleton Rafael Leão, devenu au fil des semaines l’un des dossiers les plus encombrants de l’été milanais. L’international portugais avait pourtant été très clair avant la Coupe du Monde 2026, expliquant qu’il estimait avoir donné tout ce qu’il pouvait au club lombard et qu’il souhaitait découvrir un nouveau championnat. Son rêve était notamment de rejoindre la Premier League, mais les propositions espérées ne sont jamais véritablement arrivées. Fenerbahçe puis Galatasaray ont tenté de profiter de la situation, sans toutefois parvenir à satisfaire les exigences financières des Rossoneri. Milan, qui avait longtemps fixé la barre autour de 60 millions d’euros, a finalement commencé à envisager une opération légèrement inférieure, à condition qu’elle permette de tourner définitivement la page. Le problème est que Leão n’a jamais totalement fermé la porte à une nouvelle saison en Lombardie, alimentant un flou qui n’arrange personne. Le joueur veut continuer à contrôler son avenir, la direction souhaite récupérer une somme importante et Rúben Amorim doit, lui, construire son équipe avec un joueur dont le profil ne semble pas totalement correspondre à son système.

La situation s’est encore compliquée avec l’émergence d’Alphadjo Cissé. Le jeune talent de 2006 a profité de la première journée de Serie A pour réaliser une prestation qui a immédiatement marqué les esprits. Titulaire face au Torino, le jeune Rossonero a inscrit son premier but dans l’élite et surtout montré une activité impressionnante dans une zone qui appartenait traditionnellement à Leão. Les observateurs italiens ont rapidement souligné cette nouvelle concurrence et certains n’ont pas hésité à mettre en avant la différence d’implication entre les deux joueurs. Cissé a été présent pendant toute la rencontre, capable de participer au pressing, de se rendre disponible dans les phases de possession et de conserver une influence offensive constante. Cette émergence ne signifie évidemment pas que le jeune joueur possède déjà le niveau ou le statut de Leão, mais elle offre à Amorim une alternative qu’il n’avait peut-être pas anticipée au début de son mandat. Pour les dirigeants milanais, cette donnée peut également faciliter une éventuelle séparation avec le Portugais. Si une offre satisfaisante arrive dans les derniers jours du mercato, Milan sait désormais qu’il dispose d’une solution interne capable de prendre progressivement davantage de responsabilités.
Aston Villa entre dans la danse
Et justement, une nouvelle piste vient de prendre une importance considérable. Selon la Gazzetta dello Sport, Aston Villa s’intéresse désormais sérieusement à Rafael Leão et pourrait devenir le prétendant capable de faire basculer le dossier dans sa dernière ligne droite. Le club de Birmingham sort d’une première journée de Premier League particulièrement difficile avec une lourde défaite 4-0 face à Brighton et cherche visiblement à réagir sur le marché. Après la vente record de Morgan Rogers à Chelsea pour 137 millions d’euros, les Villans disposent surtout d’une capacité financière leur permettant d’envisager une opération de grande ampleur. Unai Emery aurait identifié Leão comme une cible susceptible de renforcer considérablement son secteur offensif, alors que le départ d’Ollie Watkins vers Al Hilal se précise. Le Portugais présente également l’avantage de connaître parfaitement le très haut niveau et d’avoir déjà disputé la Ligue des Champions, une compétition qu’Aston Villa retrouvera cette saison. Les premières discussions ne sont pas encore suffisamment avancées pour parler d’un accord, mais le dossier s’est clairement rapproché et Jorge Mendes travaille activement pour tenter de finaliser cette nouvelle possibilité.
Cette piste anglaise pourrait rebattre les cartes pour Milan et accélérer le départ d’un joueur dont le cycle semble désormais arriver à son terme. Aston Villa possède les moyens financiers nécessaires pour répondre aux demandes des Rossoneri et une proposition autour de 50 millions d’euros pourrait suffire à rouvrir très sérieusement les négociations. De son côté, Leão doit désormais trancher sur la direction qu’il souhaite donner à sa carrière. Le Galatasaray lui propose un contrat particulièrement rémunérateur, avec un salaire annoncé à 12 millions d’euros nets par saison, mais la Premier League représente un défi sportif autrement plus attractif pour un joueur qui avait justement affiché cette ambition au moment d’évoquer son avenir. Aston Villa lui offre également la perspective de disputer la Ligue des Champions dans un projet en pleine croissance sous les ordres d’Unai Emery. À Milan, le scénario est devenu beaucoup plus clair qu’il ne l’était encore récemment. Le club attend désormais la bonne offre et n’a plus nécessairement intérêt à retenir son numéro 10 à tout prix. Avec Cissé qui pousse derrière et un Amorim qui semble déjà avoir fait progresser son équipe plus rapidement que prévu, le départ de Leão pourrait finalement ouvrir la voie à une nouvelle page.
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