La Fédération française de football ne veut plus seulement s’opposer à Gianni Infantino, elle entend désormais participer à la recherche de son successeur. Après avoir officiellement retiré jeudi son soutien au président de la FIFA en vue de l’élection du 18 mars 2027, le comité exécutif de la FFF a décidé à l’unanimité de travailler à une alternative. « Avec mes collègues du Comex, on considère que la confiance placée en Gianni Infantino a été rompue. La conduite du football actuelle n’est pas celle que l’on souhaite », a expliqué Philippe Diallo. Un revirement majeur puisque le président de la FFF avait encore soutenu sa candidature fin juin. Plusieurs décisions et polémiques ont depuis détérioré cette relation, notamment le projet finalement abandonné d’ouvrir le capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés.

La FFF veut désormais consulter des spécialistes français et étrangers de la gouvernance afin de construire un projet susceptible de fédérer autour d’un candidat opposé à Infantino. « Nous avons décidé d’ouvrir une série de consultations pour apporter notre contribution aux réflexions de l’UEFA avec un projet légitime et fédérateur. Et, le moment venu, la désignation du candidat qui portera nos couleurs pour la prochaine élection », a précisé Diallo. La Fédération compte notamment échanger avec Kevin Lamour, ancien numéro 3 de la FIFA licencié cet été après ses critiques envers Infantino, mais aussi avec des universitaires, des organismes internationaux et des personnalités du football. Le nom d’Arsène Wenger, actuellement directeur du développement du football mondial à la FIFA, apparaît parmi les profils qui pourraient alimenter la réflexion. Le temps presse toutefois : les candidatures à la présidence de la FIFA doivent être déposées avant le 18 novembre.
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