Dans un peu plus d’un mois, le football européen vivra l’un de ses rendez-vous institutionnels les plus importants avec l’Assemblée générale de l’EFC, qui se tiendra à Copenhague du 28 au 30 septembre. L’organisation, qui représente plus de 800 clubs européens, présente cet événement comme « le plus grand rendez-vous de la saison pour les clubs européens », un moment où « les dirigeants débattent des plus grands enjeux du football, définissent des priorités communes et tracent la direction de l’avenir ». L’EFC insiste également sur le fait qu’il s’agit de « l’unique moment de la saison où des clubs de toutes tailles se réunissent pour influencer l’avenir du jeu », dans un contexte où la gouvernance de la FIFA et la crise provoquée par Gianni Infantino devraient occuper une place centrale dans les discussions. Alors que l’EFC s’est déjà opposée publiquement au projet FIFA Forward Enterprise, cette réunion est attendue comme un nouveau temps fort de la contestation européenne.

Cette Assemblée générale pourrait ainsi avoir des conséquences bien plus importantes qu’une simple réunion annuelle. L’EFC rappelle qu’elle constitue « une occasion majeure du calendrier du football », où « de nouveaux partenariats sont noués, des idées innovantes sont échangées et des solutions pensées pour le football sont développées afin de répondre aux défis du jeu ». L’organisation affirme vouloir « renforcer les compétitions, développer le football féminin, faire progresser la formation des jeunes, garantir la durabilité financière et assurer l’avenir du football sur le long terme ». Dans ce contexte explosif, plusieurs rumeurs évoquent déjà une possible candidature de Nasser Al-Khelaïfi à la présidence de l’EFC, ce qui renforcerait encore le poids politique de cette assemblée. Quelques mois avant l’élection présidentielle de la FIFA, un front commun de plus de 800 clubs européens pourrait ainsi envoyer un message particulièrement fort à Gianni Infantino et peser sur l’équilibre des forces au sein du football mondial.
Все комментарии