C’est un rendez-vous incontournable chaque été. Et cette fois, c’est au tour de l’OL de disputer les barrages de Ligue des Champions pour obtenir une place dans la plus grande des compétitions européennes. Après avoir sorti le Sparta Prague au tour précédent, les troupes de Paulo Fonseca avaient un sacré morceau ce soir : Fenerbahce, qui réalise un mercato XXL. Le coach portugais sortait d’ailleurs la même compo que lors du retour contre le Sparta, avec ce trio offensif Fofana-Openda-Nuamah, et Tolisso épaulé par Tessman et Morton dans l’entrejeu. En face, beaucoup de gros noms, comme Ederson, Milan Skriniar, Nathan Aké, Nelson Semedo, Guendouzi, Kanté, Muriqi et surtout Mason Greenwood. Dans l’enfer stambouliotte, les Lyonnais ont réussi à obtenir un 1-1 intéressant.

Sans trop de surprise, les locaux démarraient fort, et avec des intentions résolument offensives, portés par leur public chaud bouillant. Dominateurs, les Turcs s’installaient rapidement dans la moitié lyonnaise. Petite frayeur assez rapide pour les Rhodaniens d’ailleurs avec la blessure de Niakhaté, qui a même dû quitter le terrain, avant de regagner sa place quelques minutes plus tard. Sur un bon centre de Guendouzi, Muriqi signait le premier avertissement de la partie, avec une tête qui manquait le cadre de peu (9e). De quoi présager une soirée difficile pour Lyon ? Pas vraiment… Peu à peu, l’Olympique Lyonnais commençait lui aussi à se montrer. Tessman tentait sa chance de loin, mais Ederson était attentif (23e). Les Lyonnais mettaient peu à peu le pied sur le ballon, empêchant au passage leur adversaire du soir d’attaquer. Plutôt discret, Mason Greenwood frappait du gauche mais c’était capté sans souci par Greif (36e).
Un match assez équilibré au final
Les efforts lyonnais allaient être récompensés avant la pause. Tessman décalait pour Tolisso, côté droit de la surface. Pratiquement au niveau de la ligne de fond, le Français mettait un bon centre en retrait sur la tête d’Openda, qui propulsait le cuir au fond de la tête (0-1, 40e). Un gros coup de l’OL, qui rentrait donc aux vestiaires face à une équipe turque qui semblait clairement avoir le moral dans les chaussettes. Le plus dur semblait fait… Mais au retour des vestiaires, les locaux allaient frapper fort. Côté droit, Mason Greenwood pénétrait dans la surface, faisait un peu danser Abner et expédiait un missile lucarne opposée, que Greif touchait légèrement mais ne pouvait empêcher de finir au fond (1-1, 47e). Douche froide pour l’OL… qui n’était pas abattu pour autant, et Openda, de l’extérieur de la surface, en pivot, touchait le poteau (52e).
Talisca enroulait bien sa frappe mais ça passait à droite du cadre de Greif (57e), alors qu’Openda continuait de causer de sacrés maux de tête à la défense du Fener. Les débats étaient assez partagés, et de la tête, Muriqi butait sur le portier lyonnais (63e). Le Fener passait beaucoup par le côté gauche de Brown pour attaquer, alors qu’à Lyon, on exploitait beaucoup l’axe, avec un Tolisso assez inspiré. Il faut aussi dire que l’intensité était tombée, d’un côté comme de l’autre, et que la deuxième période se jouait sur un rythme assez faible. Les occasions étaient de plus en plus rares, même si Nene Dorgeles, entré en deuxième période, écrasait une frappasse sur le poteau (80e). De l’extérieur de la surface, Tolisso décochait un tir puissant sorti tant bien que mal par Ederson (88e). Le score n’a plus bougé et tout reste à jouer au Groupama Stadium mercredi prochain.
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L’homme du match : Openda (7) : quel match de sa part plein d’envie et d’abnégation. Il n’a jamais rechigné à aller au duel avec Skriniar, qui lui a pourtant mené la vie dure quitte à employer tous les moyens, même illégaux. Sa très grande générosité dans les efforts à se battre sur chaque ballon a été très précieuses et a même été enquiquinante pour le Fener. Jusqu’au bout, L’attaquant s’est battu et a même récompensé par ce but de la tête marqué de près (40e). Sa capacité à bonifier les ballons fut même bluffante à l’image de cet enchaînement avec ce tir sur le poteau (52e).
Fenerbahçe :
- Ederson (5) : un match difficile à noter. Pour son grand retour dans les buts de Fenerbahçe cette saison, l’ancien gardien de City a surtout eu le temps de regarder le match… jusqu’à ce que l’OL décide de lui rappeler son rôle. Très tranquille durant les 20 premières minutes, il n’a eu qu’une frappe écrasée de Tessmann à capter (22e). Pas franchement inquiété et donc loin d’être chaud, il a finalement dû aller chercher le ballon au fond de ses filets sur la première véritable occasion lyonnaise, conclue par Loïs Openda (0-1, 39e). Toutefois, il a repoussé un coup franc puissant de Nuamah à la 54e. Une reprise particulièrement frustrante pour le Brésilien, qui n’a tout simplement pas eu l’occasion de se mettre en évidence avant d’être battu.
- Brown (4) : une première période quasi fantomatique. Âgé de 24 ans et devenu titulaire indiscutable à Fenerbahçe la saison passée, il était chargé de contenir Ernest Nuamah sur son aile. Il a été très discret offensivement, mais n’a surtout jamais vraiment été mis en difficulté défensivement par le Lyonnais. Une prestation sérieuse, même si son apport dans le jeu est resté franchement limité. En seconde période, il a percuté Nuamah et ainsi offert un super coup franc à l’OL, finalement sans danger. Mieux dans son match ensuite, Brown a envoyé un super ballon pour Muriqi à la 62e.
- Aké (5,5) : retrouvailles particulières pour le défenseur arrivé cet été à Istanbul en provenance de Manchester City, puisqu’il partageait une nouvelle fois la pelouse avec Ederson, son ancien coéquipier et ami avec qui il a tout gagné sous les ordres de Pep Guardiola. Positionné dans l’axe gauche de la charnière, il a eu pour mission de contenir Loïs Openda et a livré un duel constant avec l’attaquant lyonnais. Une première période sérieuse, même s’il n’a pas totalement réussi à empêcher l’OL de prendre progressivement le dessus dans les dernières minutes. Dans l’ensemble, il s’est montré très serein ce soir, quasiment juste à chaque fois à la relance et jamais fébrile dans ses duels, surtout en seconde période.
- Skriniar (4) : beaucoup de réussite pour le capitaine de Fenerbahçe. L’ancien joueur du PSG, qui n’a jamais réussi à s’imposer sous Luis Enrique, a immédiatement ressorti son registre le plus rugueux… parfois trop. Il a été en retard sur Openda à la 13e minute, commettant une grosse faute sur le Lyonnais et offrant un coup franc dangereux à l’OL. Rebelote à la 25e, avec une nouvelle intervention limite sur son adversaire, mais l’arbitre n’a cette fois encore pas bronché. Il a ensuite obtenu un carton jaune pour Abner après un gros duel (35e), avant de subir la sanction qu’il méritait : Openda l’a devancé sur l’ouverture du score après une belle tête croisée (0-1, 39e). Il a aussi découpé Tolisso à la 60e, sans recevoir de carton jaune pour autant. Il aura fallu attendre la 84e pour le voir prendre un carton jaune, après avoir encore abusé sur un duel avec Tolisso. Un match qui ne l’a pas mis en valeur.
- Semedo (6) : le meilleur joueur de Fenerbahçe lors du premier acte, et de loin. Encore présent avec le Portugal lors de la Coupe du Monde 2026, l’ancien latéral du Barça est désormais l’un des cadres de cette équipe turque et il avait un sacré client face à lui : Malick Fofana. Il a parfaitement répondu au défi à la 27e minute en stoppant net le jeune Belge, sous les acclamations d’un public en fusion. Ensuite, il a signé un retour défensif absolument énorme à la 43e minute devant Openda. Dans une première période où Fenerbahçe a globalement souffert, lui a clairement répondu présent. Le Portugais a été bien moins sollicité en seconde mi-temps, mais s’est montré tout aussi important dans les phases de possession.
- Kanté (5) : à 35 ans, le nouveau numéro 91 de Fenerbahçe continue de rappeler à tout le monde qu’il n’est absolument pas venu en Turquie pour faire de la figuration. Le champion du monde 2018 a immédiatement mis son activité au service des siens avec une récupération face à Corentin Tolisso dès la 11e minute. Plutôt discret globalement, il a surtout sorti une intervention défensive remarquable à la 19e minute. Pas forcément le joueur le plus visible, mais toujours capable de faire parler son intelligence et son timing, il a encore eu une grosse activité ce soir. Il a même écopé d’un carton jaune à la 81e.
- Guendouzi (5) : malgré une bonne entame avec beaucoup d’activité, il s’est progressivement éteint. Titulaire au cœur du jeu et cadre incontesté de l’équipe turque, l’ancien Marseillais a parfaitement trouvé Muriqi sur un centre à la 9e minute, mais l’attaquant n’a pas réussi à cadrer ce qui constituait probablement la meilleure occasion du début de match. Derrière, Guendouzi a semblé beaucoup plus en difficulté, notamment dans ses connexions avec Greenwood sur le côté droit. Sa passe envoyée dans le vide à la 38e minute symbolise une première période où il n’a jamais vraiment réussi à imposer son rythme. Guendouzi a peiné à peser sur le jeu encore en seconde période, mais il s’est toutefois montré très actif à la récupération.
- Aktürkoğlu (4) : fantomatique. Il n’y a pas vraiment d’autre mot pour qualifier la première période du Turc de 27 ans. Positionné sur l’aile gauche face à un Maitland-Niles pourtant loin d’être irréprochable, Aktürkoğlu n’a quasiment jamais existé. Pas de différence, peu de danger et surtout aucune véritable difficulté imposée au latéral anglais. Une copie beaucoup trop légère pour un joueur censé être l’un des principaux détonateurs offensifs de Fenerbahçe. Heuresement pour lui, il s’est réveillé dès le début du second acte après une passe décisive pour Mason Greenwood (1-1, 57e). Il a été remplacé par Nene à la 73e. Ultra remuant, l’entrant a buté sur le poteau de Greif à la 80e.
- Talisca (4) : une première période bien trop tranquille pour celui qui était justement censé mettre un peu de folie dans le jeu turc. Préféré à Marco Asensio, l’ancien meneur de jeu d’Al-Nassr, qui a ainsi évolué aux côtés de CR7, était positionné en numéro 10 juste derrière Muriqi. Mais il a semblé manquer de mordant, à l’image de sa passe ratée à la 17e minute. Piqué dans son ego, il a immédiatement tenté de se rattraper deux minutes plus tard avec une nouvelle initiative, mais sa tentative a finalement été contrée (19e). En seconde mi-temps, il a frôlé le poteau droit de Greif après une frappe enroulée à la 57e. Un match très moyen. Il a été remplacé par Marco Asensio à la 73e. L’ancien du PSG n’a rien pu faire de mieux.
- Greenwood (6) : pour son premier grand rendez-vous européen sous les couleurs de Fenerbahçe, le nouveau venu en provenance de l’OM avait une belle occasion de montrer qu’il pouvait rapidement devenir l’un des leaders offensifs du club turc. Aligné sur le couloir droit, comme à son habitude, il était opposé à Abner. Mais dans une première période où Fenerbahçe a peiné à créer du danger, l’ancien de Manchester United a, lui aussi, eu énormément de mal à peser. Sa connexion avec Guendouzi a notamment laissé beaucoup à désirer. Mais c’est bel et bien lui le héros du Fener : après un joli slalom dans la défense lyonnaise, il a envoyé un missile dans la lucarne de Greif pour l’égalisation (1-1, 47e), après un bon service de Aktürkoğlu. Mais il est retombé dans ses travers, à l’image sa mauvaise passe à la 69e. Idem encore à la 90e.
- Muriqi (4,5) : de retour à Fenerbahçe et préféré à Romelu Lukaku ce soir, trop juste physiquement, l’ancien attaquant de Liga sort d’une énorme saison sur le plan individuel avec 23 buts toutes compétitions confondues. Mais face à Kluivert et Niakhaté, le Kosovare a découvert une toute autre opposition. Il aurait pu ouvrir le score dès la 9e minute sur un excellent centre de Guendouzi, mais sa tête n’a pas trouvé le cadre. Ensuite, il a beaucoup souffert dans son duel avec Kluivert, étant trop souvent battu dans les airs malgré son imposant gabarit, comme à la 30e minute. Muriqi était proche du 2-1 sur un centre parfait de Brown, mais Greif a remporté son duel (62e). Il a été globalement discret ensuite. Une rencontre assez frustrante pour celui qui devait être le point d’appui numéro un de Fenerbahçe… Il a été remplacé par Romelu Lukaku à la 82e. L’ancien de Naples disputait son tout premier match avec le Fener.
OL :
- Greif (6) : concentré et précieux dans le but de son équipe ce soir. Il a d’abord vécu une première partie de rencontre assez tranquille face à la faiblesse offensive adverse. Il aura seulement eu à être vigilant sur cette lourde frappe de Greenwood (42e). Malheureusement, la donne s’est inversée dès le retour des vestiaires avec un tir imparable de l’ancien Marseillais sous la barre (47e). Il n’a rien à se reprocher et a fait son match. Ses relances ont été propres également.
- Maitland-Niles (4,5) : soirée contrastée pour lui. Parfois un peu hésitant dans ses interventions (15e), il a soufflé le chaud et le froid face à Aktürkoğlu, pourtant pas dans un grand soir non plus. Les montées de Brown ont été plus compliquées à maîtriser, lui qui venait de plus loin et qui a pu profiter de plus d’espaces (63e). Il a tenté d’apporter offensivement sans grande réussite. L’Anglais a connu un peu de déchet technique, notamment après son coup de tête avec Brown en début de seconde période (53e). Il touche légèrement la frappe de Dorgeles Nene sur le poteau et heureusement (80e).
- Kluivert (5,5) : le Néerlandais a connu de gros problèmes balle au pied, même étonnant dans un tel match. Ses relances n’ont pas toujours été bien assurées, et l’une d’elle aurait pu coûter cher même (30e). À part cela, il a tenu la baraque en étant en soutien de Niakhaté, qui se coltinait la plupart du temps Muriqi. Face à lui, le faiblard Aktürkoğlu n’a pas montré grand-chose, pas plus que Talisca malgré sa montée en puissance en seconde période. Un bon retour sur Guendouzi (69e). Remplacé par Mata (75e).
- Niakhaté (7) : la soirée de l’international sénégalais aurait pu tourner à la catastrophe dès la 7e minute quand sa cheville a tourné toute seule. Il a serré les dents pour être au rendez-vous, et tant mieux pour l’OL. Il fut dominant dans le jeu aérien, dur dans les duels, et même présent sur les seconds ballons. Le leader de la ligne arrière a été le symbole d’une équipe pleine d’abnégation. Il a un peu baissé le pied en seconde période, notamment physiquement, avec ce duel perdu contre Muriqi (63e) et un autre contre Aktürkoglu (72e).
- Abner (5,5) : il avait un client en face de lui avec Greenwood. La première période s’est bien déroulée malgré un avertissement pour une grosse semelle sur Skriniar (37e). Le latéral a globalement pris le dessus sur l’Anglais, à la peine et a même pu prendre son couloir en soutien de son attaque. Il n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent mais fut au rendez-vous technique. Dès le retour des vestiaires en revanche, il a été trompé par son vis-à-vis sur un geste de classe (47e). Pour autant, il est resté concentré.
- Morton (6) : l’OL a pu compter sur lui dans ce grand rendez-vous. Avec le ballon, sa maîtrise technique a fait du bien pour orienter le jeu, garder le contrôle, possession lyonnaise en première période. Sa présence a aussi pu casser quelques attaques turcs en harcelant Talisca notamment, et en effectuant un bon travail de compensation dans les couloirs (44e). Il a passé plus de temps à courir après le ballon durant le second acte et a fourni les efforts tout en restant propre balle au pied. Remplacé par Bidstrup (86e), auteur de sa première apparition officielle avec son club.
- Tessmann (6) : parfois critiqué pour sa faiblesse technique, le milieu de terrain a cette fois effectué une très bonne prestation. Placé aux côtés de Morton, il a assuré le liant avec ses coéquipiers offensifs, et n’a pas connu beaucoup de déchet. Il y a cette bonne initiative dans l’axe ponctuée par une frappe trop molle (22e), puis ce une-deux dans le bon timing avec Tolisso pour le but d’Openda (40e). L’Américain a semblé un peu plus à la peine en seconde période.
- Tolisso (6,5) : encore une belle prestation de la part du capitaine des Gones. Toujours aussi combatif et aux quatre coins du terrain (25e), le joueur formé s’est révélé précieux, surtout dans une équipe en manque d’expérience dans ce genre de rendez-vous, comme lors de ce dégagement bienvenu dans sa surface (45e+2). Et puis il y a ce supplément d’âme précieux en venant apporter le surnombre. Il fut passeur décisif grâce à son redoublement avec Tessmann (40e) dans la surface. Une belle frappe cadrée (87e).
- Nuamah (4) : de bonnes intentions mais de mauvaises réalisations techniques. Le Ghanéen s’est montré beaucoup trop brouillon sur son côté droit, et même pire, trop discret. Il a eu toutes les peines du monde à exister sur son côté droit. Il a au moins fourni les efforts défensifs nécessaires pour aider un Maitland-Niles parfois en difficultés jusqu’à son remplacement à Boudache (75e), qui s’est plus montré que lui sur sa première accélération devant Kanté (78e).
- Openda (7) : voir ci-dessus.
- Fofana (5,5) : beaucoup de volonté pour lui mais il n’a toujours joué avec justesse. Il a eu du mal à passer en un contre un, notamment face à la vitesse et la ténacité de Semedo. L’ailier a tout de même été précieux car sa maîtrise technique contraignait à défendre en nombre sur lui. Lui non plus n’a pas lésiné sur les efforts défensifs y compris dans sa propre surface, et dans une grande participation au pressing de son équipe. Remplacé par le jeune Ouédraogo (90e+1) en fin de match.
Олимпик Лион
Фенербахче
Р. Лукаку
Ederson Moraes
م.شكرينيار
C. Tolisso
Мартин Монтоја
Мэйтленд-Найлз
Marco Asensio
Маттео Гендузи
Мейсон Гринвуд
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