Le feuilleton bordelais prend une nouvelle tournure dramatique. Après le nouveau refus du Comex de la FFF de permettre aux Girondins de retrouver les championnats nationaux, le projet de reprise porté par Park Bench et Sparta Capital est désormais abandonné. Le fonds américain a officialisé son retrait ce samedi, alors que son investissement était directement lié à la possibilité pour le club de poursuivre son activité au niveau national. Bordeaux, qui avait vivement contesté la décision de la Fédération et qui a lutté juridiquement pendant 1 mois, se retrouve donc une nouvelle fois sans solution pérenne.

Park Bench a expliqué que la présence des Girondins dans les championnats nationaux constituait une condition essentielle à son projet. « Comme nous l’avons dit de manière constante tout au long du processus, notre offre était conditionnée à la participation du club aux Championnats nationaux. En conséquence, nous ne donnerons pas suite à la transaction envisagée », a indiqué le fonds. Un choix dicté avant tout par la réalité économique : reprendre Bordeaux en Régional 1 tout en assumant le passif déjà existant et les engagements du plan de restructuration aurait représenté un risque jugé trop important.
La liquidation judiciaire inévitable
Le fonds américain estime ainsi qu’il n’aurait pas été raisonnable de s’engager dans un projet dont la viabilité était aussi incertaine. « Cette condition n’était pas arbitraire. Il serait extraordinairement difficile pour tout propriétaire d’exploiter ce club en Régional 1 tout en supportant l’endettement existant et en honorant intégralement les obligations du plan de restructuration. Poursuivre malgré tout aurait été faire des promesses que nous ne pouvions pas tenir avec certitude - et ce club a déjà connu suffisamment d’incertitude. » Malgré son retrait, Park Bench n’a d’ailleurs pas souhaité alimenter le conflit avec la FFF : « bien que nous soyons déçus de cette issue, nous respectons la décision et le rôle des institutions concernées. »
Pour les Girondins, les conséquences sont considérables. Le projet de reprise devait permettre d’injecter plus de 20 millions d’euros afin d’assurer la pérennité du club sur les prochaines saisons. Cet accord désormais caduc, Bordeaux reste donc entre les mains de Gérard Lopez. La liquidation judiciaire apparaît désormais comme une menace de plus en plus concrète. L’association présidée par Jean-Louis Triaud devra également composer avec une dette estimée à 5 millions d’euros, correspondant notamment à des sommes dues à la suite de transferts et réclamées par la FIFA. Le club au scapulaire n’a jamais été aussi proche de tomber pour de bon.
ชิรงแด็งส์ บอร์กโดซ์
สปาร์ต้า รอตเทอร์ดัม
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