Double vainqueur de la Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain tentait d’écrire un peu plus son histoire dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs. Le club francilien lançait sa campagne européenne ce mercredi au Parc des Princes avec la réception du modeste Slovan Bratislava. Contre l’une des équipes les moins expérimentées de la compétition, Luis Enrique faisait un peu tourner. Ainsi, Marquinhos, Joao Neves, Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia étaient préservés tandis qu’Ilya Zabarnyi, Dro Fernandez, Ferran Torres et Maghnés Akliouche débutaient la rencontre. Du côté du Slovan Bratislava, Yaya Touré entourait son buteur Andraž Šporar par Tigran Barseghyan et Suleiman Camara.

Le match démarrait fort sous l’impulsion des Parisiens. Achraf Hakimi glissait un joli ballon vers le point de penalty pour Ousmane Dembélé qui se manquait. Sur la droite de la surface, Dro Fernandez suivait bien, mais son tir était bien repoussé par Dominik Takáč (4e). Paris insistait et allait prendre l’avantage. Sur un corner, le ballon revenait sur Nuno Mendes dont la tentative heurtait le poteau gauche. Ousmane Dembélé suivait et allait conclure dans le but grand ouvert (1-0, 17e). Dans les bons coups, le Ballon d’Or 2025 pensait voir double sur ce service en profondeur de Ferran Torres. Son ballon piqué était toutefois capté par Dominik Takáč (19e). Ce n’était que partie remise puisque sur une erreur slovaque, Maghnés Akliouche retrouvait Dro Fernandez dont le tir contré revenait sur Ousmane Dembélé qui allait conclure de la tête (2-0, 23e).
Ferran Torres a vu triple
Mis à l’abri, les Parisiens n’allaient pas baisser le pied et multipliaient les initiatives à l’image de ce coup franc de Nuno Mendes capté par Dominik Takáč (29e) ou la frappe enroulée de Ferran Torres qui passait à droite du cadre (30e). L’Espagnol allait finalement marquer juste derrière en coupant un joli centre d’Ousmane Dembélé (3-0, 31e). Buteur, passeur, Ousmane Dembélé manquait de peu le triplé sur une remise de Ferran Torres, mais son tir heurtait le bas de transversale avant de mourir sur la ligne du Slovan Bratislava (34e). Un premier acte solide des Parisiens qui menaient 3-0 à la pause. Au retour des vestiaires, cela repartait fort. Côté droit, Maghnés Akliouche remuait et effaçait trois joueurs avant de transmettre plein axe devant la surface pour Ferran Torres. L’Espagnol allait conclure sur la droite du but (4-0, 47e). Servi à l’entrée de la surface par Nuno Mendes juste derrière, Fabian Ruiz provoquait et frappait à gauche du cadre avant d’être signalé hors-jeu (51e).
Puis Nuno Mendes inscrivait le cinquième but parisien suite à un joli renversement du jeu de Maghnés Aliouche sur la droite et à un une-deux avec Ousmane Dembélé. Cependant le but était refusé pour hors-jeu (55e). Puis sur un corner côté droit, Ousmane Dembélé centrait au premier poteau. Du tibia, Ferran Torres reprenait et allait marquer sur la droite du but (5-0, 57e). Frustré Suleiman Camara se déchargeait côté gauche. Rentrant dans la surface en déposant Ilya Zabarnyi, le Gambien allait ensuite fusiller Matvey Safonov pour égaliser (5-1, 59e). Face à ce score lourd, Luis Enrique sortait Nuno Mendes, Willian Pacho, Ousmane Dembélé et Achraf Hakimi. Senny Mayulu, Mika Godts, Lucas Hernandez et Lucas Digne faisaient leur apparition. Le reste du match était bien plus anecdotique, du moins jusqu’à ce ballon mal dégagé dans la surface slovaque que Fabian Ruiz transformait d’une reprise (6-1, 88e). Jeu, set et match, avec ce succès 6-1, le Paris Saint-Germain prend la tête de la phase de ligue de la Ligue des Champions juste devant le FC Barcelone.
L’homme du match : Dembélé (9) : à l’heure où viennent d’être dévoilés les nommés pour le Ballon d’Or, le tenant du titre a été à la hauteur de son statut. Même s’il lui arrivera toujours de manquer des occasions franches, les supporters parisiens ne lui en tiendront pas rigueur quand il arrivera à en marquer deux derrière comme ce soir, à chaque fois en renard : d’abord sur une demi-volée consécutive à une frappe de Nuno Mendes, puis sur un centre de Dro. Son impact dans le jeu a aussi été considérable, à l’image de sa passe décisive téléguidée pour Ferran Torres, puis encore sur le troisième but de l’Espagnol. Il touche la barre sur une balle de triplé, mais a constamment créé de l’incertitude. Remplacé par Godts (64e). Le Belge a du ballon, c’est évident, mais il ne parvient pas encore à exprimer pleinement ses qualités. On ne l’a pas toujours trouvé dans les circuits de passe.
Paris Saint-Germain
- Safonov (6) : au chômage technique en première période (un seul arrêt sur un coup franc dans ses bras), le portier russe a finalement concédé un but sur l’une des rares occasions slovaques. Laissé à l’abandon par un Zabarnyi complètement dépassé face à Camara, il s’inclinait sur une frappe dans sa lucarne. Il réalise deux arrêts en fin de rencontre pour se rassurer. Le reste de son match se résume essentiellement à son jeu au pied, globalement propre.
- Hakimi (5) : actif mais peu productif, l’international marocain est encore à la recherche de ses meilleures sensations, c’est une évidence. Toujours généreux dans l’effort et dans les courses, il a en revanche souvent manqué de précision dans la dernière passe. Un match à l’image de son début de saison globalement poussif. Remplacé par Mayulu (64e), qui a soufflé le chaud et le froid. Quelques ballons perdus, mais aussi de belles intentions comme cette passe pour Dro menant au sixième but de Ruiz.
- Zabarnyi (3) : le constat est préoccupant mais difficile à contester : même dans un match largement contrôlé par son équipe où il a été très peu sollicité, l’Ukrainien a encore trouvé le moyen de commettre une erreur lourde de conséquences. Il se fait déposer par Suleiman Camara et termine l’action au sol sur le seul but adverse en seconde période. C’est dans ce registre qu’il est attendu et qu’il va vite devoir rectifier le tir.
- Pacho (7) : peu sollicité dans une rencontre maîtrisée par le PSG, le défenseur équatorien a fait preuve de sérieux et d’application. Il a parfaitement géré les quelques situations qu’il avait eu à négocier en première période. D’une grande autorité après la pause, il a affiché ce supplément qui le distingue de Zabarnyi : une vigilance constante. Remplacé par Lucas Hernandez (64e), bien entré dans son match.
- Nuno Mendes (6,5) : de retour dans le onze parisien après trois matchs sans jouer pour suspension, le Portugais a été l’animateur numéro un de son couloir. Il a fracassé le poteau du gardien slovaque sur le premier but de Dembélé, a multiplié les projections et a souvent permis à son équipe d’apporter le surnombre dans le camp adverse. Une faute évitable à l’entrée de sa surface en fin de première période, mais encore beaucoup de courses au retour des vestiaires. Remplacé par Digne (64e), sérieux dans l’engagement et les duels.
- Dro Fernandez (7) : une première titularisation bluffante cette saison avec le PSG. Aligné à la surprise générale, l’Espagnol de 18 ans aurait pu (dû) ouvrir le score d’entrée, mais il perdait son duel avec le portier adverse. Il n’a pas laissé ce raté le freiner, et s’est même distingué comme le milieu parisien le plus en vue. Très mobile entre les lignes, il n’a pas hésité à dézoner et à attaquer les espaces dans le dos de la défense. L’ancien Barcelonais est à l’origine, puis à la dernière passe sur le deuxième but de Dembélé. Il n’est, certes, pas le plus épais, mais il a récupéré de nombreux ballons grâce à son intelligence et son sens du placement.
- Vitinha (5) : si Paris a constamment eu la mainmise sur le jeu, le Portugais n’a pas été le milieu de terrain le plus en vue de son équipe, et c’est assez rare pour être souligné. Transpercé sur une transition adverse en début de match, il a été plutôt discret avec le ballon et s’est attelé à réguler le jeu dans la salle des commandes. Il expose son équipe en fin de match avec une passe ratée pour Safonov, qui réalise l’arrêt qu’il faut.
- Ruiz (7) : le champion du monde a assuré l’équilibre de son équipe avec une prestation sérieuse et appliquée, comme on en a l’habitude désormais. Toujours bien placé, il a souvent été recherché pour initier les sorties de balle de son équipe. Il inscrit son premier but de la saison d’une belle demi-volée sur un caviar de Dro.
- Ferran Torres (9) : aligné dans un rôle d’ailier gauche pour sa première titularisation en Ligue des Champions avec Paris, le champion du monde espagnol ne s’est pas caché. Il a même été récompensé par un but à la demi-heure de jeu sur un centre téléguidé de Dembélé, seulement quelques secondes après une première tentative passée proche de la lucarne. Les deux hommes se sont souvent trouvés, et ils auraient pu inverser les rôles si Dembélé n’avait pas touché la barre sur une remise de la tête de Torres. Il s’offre un superbe doublé après un énorme travail d’Akliouche dès le retour des vestiaires, puis un triplé avec réussite sur corner. Remplacé par Beraldo (73e).
- Dembélé (9) : voir ci-dessus
- Akliouche (7) : l’international tricolore peine encore à donner du poids à son activité au niveau des buts, mais sa première en Ligue des Champions sous le maillot parisien reste très encourageante. Toujours remuant et disponible, il a aussi sans cesse cherché des relais pour combiner et créer du déséquilibre dans la défense slovaque. Un caviar pour Hakimi en première période, puis un autre sur le deuxième but de Ferran Torres après une course dévastatrice de plus de 50 mètres. Du très bon Akliouche.
Slovan Bratislava
- Takáč (2,5) : gardien slovaque de 27 ans, Takáč faisait face à un défi XXL face au PSG et son cauchemar a démarré dès la 16e minute. D’abord battu par la frappe surpuissante de Nuno Mendes, sauvée par le poteau avant de revenir dans les pieds d’Ousmane Dembélé, il n’a ensuite rien pu faire face au Ballon d’Or, qui l’a crucifié à bout portant (1-0). Même constat sur le deuxième but parisien, signé du même Dembélé de la tête (23e). Il a toutefois réussi à s’imposer devant un nouveau coup franc puissant de Mendes (28e), avant de vivre une nouvelle désillusion trois minutes plus tard sur la déviation de Ferran Torres (3-0, 31e). Et son calvaire a continué en seconde période, encaissant deux nouveaux buts de Ferran Torres, imparables (5-0, 57e). Le portier a bien stoppé un tir lointain de Mayulu à la 77e. Idem à la 80e. En fin de rencontre, il a encore encaissé un but d’un Espagnol, mais cette fois de Fabian Ruiz (6-1, 88e).
- Cruz (4) : formé au Benfica et international angolais après avoir connu les sélections de jeunes du Portugal, Sandro Cruz occupait le flanc gauche de la défense du Slovan. Face aux vagues parisiennes, le latéral a surtout dû s’employer à défendre et contenir les offensives adverses. Une première période où il a davantage subi qu’il n’a pu apporter offensivement, à l’image de son équipe. En seconde période, il a eu du mal à contenir un Akliouche beaucoup plus entreprenant, et Cruz n’a fait que subir tout au long de la rencontre.
- Bajrić (non noté) : cadre du Slovan et international slovène, Kenan Bajrić, imposant du haut de ses 1m89, occupait l’axe droit de la défense centrale. Mais il est impossible de juger véritablement sa prestation : touché physiquement dès la 22e minute, il a dû céder sa place à Sahmkou Camara (3,5). Le numéro 49 a alors pris sa place à droite de la charnière, aux côtés de Marković. Une sortie prématurée qui empêche d’en tirer davantage de conclusions. De son côté, l’entrant a subi la loi d’Ousmane Dembélé dans sa zone, et cela tout au long de la rencontre. Camara n’a jamais vraiment réussi a repoussé les offensives adverses.
- Marković (3) : passé notamment par l’Olympiakos, le défenseur serbe avait l’une des missions les plus ingrates de la soirée : tenter de contenir le Ballon d’Or 2025. Un défi forcément colossal face à Ousmane Dembélé, même si le défenseur a réussi à se montrer solide dans son duel avec Ferran Torres à la 35e minute. Pour le reste, il a surtout passé son temps à repousser les offensives parisiennes, ou pire de regarder Dembélé se balader dans la surface des Slovènes. Et sa seconde mi-temps a commencé de la pire des manières face à Akliouche : il a laissé le Français se faufiler avant de servir Ferran Torres pour le 4-0. Un match compliqué.
- Blackman (4) : présent avec le Panama lors de la Coupe du Monde 2026, Blackman retrouvait ce soir un adversaire de tout premier ordre avec le retour de Nuno Mendes sur son couloir. Le latéral droit a donc rapidement compris l’ampleur de sa tâche face au Portugais, particulièrement entreprenant. Une première période où il a surtout dû défendre et encaisser les assauts parisiens. Deux fois dépassé par Nuno Mendes sur son couloir, il a commis une grosse faute sur le Portugais et a écopé d’un carton jaune mérité (52e). En fin de rencontre, il a mieux défendu face à Mika Godts.
- Ibrahim (5) : milieu de terrain rugueux d’1m86 et déjà auteur de trois buts cette saison, Rahim Ibrahim a connu deux visages. Très intéressant dans le premier quart d’heure, il a montré une vraie qualité technique et une capacité à ressortir proprement le ballon sous pression. À la 15e minute notamment, il a parfaitement cassé la première ligne parisienne avec une passe vers l’avant. Mais après ce début prometteur, son influence s’est progressivement éteinte, comme celle de l’ensemble de l’entrejeu slovaque face à la maîtrise parisienne. Il a été remplacé par Nino Marcelli à la 60e. L’entrant a failli réduire la marque à la 76e, mais Safonov a bien repoussé son tir.
- Pokorný (4,5) : positionné en sentinelle, le Slovaque de 25 ans évoluait un cran plus bas dans l’entrejeu, directement dans la zone de Vitinha. Sa mission était claire : récupérer des ballons et tenter de limiter l’emprise du PSG au cœur du jeu. Il s’est montré intéressant défensivement avec une intervention précieuse dans sa surface pour couper un ballon dangereux de Dembélé (11e). Mais son bilan est forcément terni par cette faute évitable qui a offert au PSG un coup franc extrêmement dangereux à quelques mètres de sa surface. Une première période courageuse dans le combat, mais loin d’être irréprochable. En seconde période, il a complètement disparu, largement dépassé par l’intensité des Parisiens.
- Martínez (4) : international panaméen de 29 ans, il évoluait dans le trio du milieu du Slovan. Bien lancé dans la surface parisienne par Ibrahim, il avait pourtant une belle occasion de faire mal au PSG dès la 10e minute. Mais son geste a complètement manqué de précision et Zabarnyi est intervenu pour mettre fin à l’action. Une occasion qui résume finalement une première période où le milieu n’a pas suffisamment pesé pour inquiéter Paris. Il a été remplacé par Artur Gajdoš à la 80e.
- Camara (6) : il a vécu l’enfer ce soir. Lancé dans le grand bain dès la 3e minute, le numéro 21 s’est immédiatement distingué en étant à l’initiative d’une très bonne passe en profondeur, finalement coupée par Vitinha. Malgré son manque d’expérience, il a ensuite fait preuve d’une belle intelligence dans le duel en prenant le dessus sur Akliouche à la 8e minute, permettant au Slovan de souffler un peu après un début de match très compliqué. Il a ensuite dû se coltiner Achraf Hakimi dans sa surface et a surtout vu une occasion de réduire l’écart disparaître à la 43e minute, après que le Marocain a remporté son duel aérien. En seconde période, Suleiman Camara a démontré tout son talent : après avoir facilement éliminé Zabarnyi grâce à sa vitesse, il a envoyé un boulet de canon que Safonov n’a pas pu stopper (5-1, 58). Il a encore gagné un duel face à Lucas Digne, obtenant un coup franc bien placé (69e).
- Barseghyan (4) : à 32 ans, Tigran Barseghyan est l’un des joueurs d’expérience de cette équipe du Slovan, aligné sur l’aile droite face à Nuno Mendes. Et face au Portugais, l’international arménien a longtemps été totalement invisible. Il a toutefois enfin réussi à sortir de la poche du latéral parisien à la 37e minute avec un superbe crochet, suffisamment efficace pour pousser Mendes à commettre une grosse faute. Barseghyan s’est chargé lui-même du coup franc, avec une tentative enroulée finalement captée sans trembler par Safonov. Une éclaircie bienvenue dans une première période où il a, sinon, été beaucoup trop discret. Après avoir été passeur décisif sur le but de Camara, il a été remplacé par Alen Mustafić à la 60e.
- Šporar (3) : nommé capitaine par Yaya Touré, l’attaquant slovène occupait la pointe de l’attaque du Slovan. Mais face à une défense parisienne qui a rapidement pris le dessus, il a eu énormément de mal à exister. Peu servi, souvent isolé et privé d’espaces, il n’a quasiment jamais pu peser sur la rencontre. Une première période extrêmement compliquée pour le capitaine, qui n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. L’attaquant n’a presque pas touché un seul ballon en seconde mi-temps, toujours bien pris pas Pacho. Il a été remplacé par Alexej Maroš à la 80e.
ปารีส-แซงต์ แชร์กแมง
หลุยส์ เอ็นริเก้
ล. กิญ
L. Hernández
O. Dembélé
ฟาเบียน รุยซ์
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อิลยา ซาบาร์นี่
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