Après une première saison brillante avec Manchester City sous la houlette de Pep Guardiola, Rayan Cherki abordait ce nouvel exercice avec la volonté d’imposer définitivement sa griffe. L’international français (14 sélections) restait toutefois sur un gout d’inachevé après une Coupe du Monde très discrète avec les Bleus et souhaitait sûrement faire taire ses détracteurs pour cette nouvelle cuvée. L’arrivée d’Enzo Maresca sur le banc mancunien représentait donc l’occasion idéale de repartir sur de nouvelles bases.

Pourtant, le milieu offensif de 23 ans ne semblait pas figurer dans les plans prioritaires du technicien italien en ce début de saison. Déjà relégué sur le banc lors du récent revers contre Arsenal en finale du Community Shield, Cherki a de nouveau débuté la rencontre face à Bournemouth comme remplaçant ce dimanche. Alors que son équipe se trouvait en grande difficulté et menée au score sur sa pelouse, Maresca s’est résolu à lancer son prodige français aux alentours de l’heure de jeu pour tenter de débloquer la situation.
Rayan Cherki a remis les pendules à l’heure
Un choix payant tant le joueur formé à l’OL a métamorphosé le jeu des Skyblues. Tranchant dans ses prises de balle et hypermobile, il a d’abord délivré une galette pour l’égalisation de Marc Guehi. Loin d’être rassasié, il a signé un numéro soliste d’exception à l’entrée de la surface pour offrir le but de la victoire en fin de match (2-1) à Josko Gvardiol. Remplaçant au coup d’envoi au profit de la titularisation de Nico O’Reilly au poste de meneur de jeu, Cherki a envoyé une réponse cinglante sur le terrain à son entraîneur.
En conférence de presse d’après-match, Maresca a salué la réaction d’orgueil de son joueur tout en assumant ses choix : «Rayan est un garçon entier, s’il n’est pas content, il le montre tout de suite. Je savais qu’il était frustré de ne pas débuter aujourd’hui, mais je suis aussi là pour prendre des décisions… Son impact a été incroyable, c’est ce qu’on attend de ce type de joueur. J’aime Rayan, je lui ai d’ailleurs dit après le coup de sifflet final.» Malgré ses belles paroles, il faudrait désormais qu’Enzo Maresca comprenne qu’il doit aligner Rayan Cherki plus souvent s’il veut remporter des matches.
Man City
Enzo Maresca
Rayan Cherki
Tất cả bình luận