Le TFC avait l’occasion de lancer son championnat ce soir avec la réception du LOSC. Battu par l’OL puis accroché par Brest, le 9e de la saison passé était toujours à la recherche de sa première victoire. Jens Berthel Askou relançait son 4-2-3-1 avec quelques changements comme Messali à droite de la défense, Hidalgo devant lui plutôt que Vignolo, et Azizi préféré à Gboho non retenu et en instance de transfert. La tâche s’annonçait ardue face à une équipe en forme qui a gagné face à Angers, avant d’être rejointe in extremis contre le PSG. Davide Ancelotti faisait d’ailleurs confiance à un onze très similaire à celui vu vendredi dernier, à la différence de Verdonk en latéral gauche, et Sarhaoui au poste d’ailier gauche en lieu et place de Felix Correia, parti à Séville.

Légèrement favoris sur le papier, les Lillois montraient pourtant des signes de fébrilité en ce jeudi soir. Poussé par la grosse ambiance de son Stadium Municipal, le Téfécé haussait le curseur par rapport aux deux premières journées et tentait crânement sa chance, à l’image de Casseres, auteur d’une frappe monumental sur la barre d’Özer dès la 3e minute. La réponse des Dogues ne se faisait pas attendre avec la tentative de Mbappé repoussée par Restes et un ballon que la défense a eu du mal à dégager (4e). Malgré cela, ce sont bien les locaux qui prenaient le meilleur départ dans ce match. Sauvé par sa transversale précédemment, Ozer entamait son show en détournant les tirs tendus d’Hidalgo puis de Russell-Rowe (9e).
Özer impérial, le coaching gagnant avec Ueda
Sans doute piqué par la venue d’Orlando Gill dans les derniers jours du mercato, le portier turc sortait encore le grand jeu en stoppant cette nouvelle tentative d’Hidalgo d’une main ferme (18e). Il n’a pas eu besoin de sortir le grand jeu sur cette main de Ngoy dans sa surface, la VAR ayant montré une poussette dans le dos du défenseur de Russell-Rowe (34e), préférant se réserver pour cette demi-volée d’Hidalgo arrêtée avec de la réussite sur sa ligne à bout portant (39e). Trois minutes plus tard, il maintenait encore son équipe à flot en refusant le but à Casseres avec son pied droit (42e). Toulouse avait de quoi s’arracher les cheveux en ne menant pas au score à la pause mais il avait au moins le mérite de largement dominer cette rencontre. Ancelotti n’attendait pas et sortait Verdonk et Sahraoui pour Perraud et Bakwa.
Cela avait au moins le mérite de mieux équilibrer le collectif et de boucher les brèches. Les Pitchouns étaient toujours maîtres des débats, mais toujours en manque de réalisme offensif. Pire encore, ils ne se procuraient plus beaucoup de situations. La valse des changements commençait à faire son petit effet et jouait en faveur du meilleur banc, celui du LOSC. Le jeune Mathys Niflore, titulaire à Dunkerque durant son prêt l’an passé, l’apprenait à ses dépens. Pour sa première en L1, il remplaçait Restes, blessé, et cédait dès sa première intervention sur un coup de billard conclu par un autre entrant, la recrue japonaise Ayase Ueda (0-1, 73e). Pas de quoi décourager le TFC non plus. Dans la foulée, Jörgensen glissait un magnifique ballon pour Tengstedt, lequel piquait son ballon au-dessus de la cage d’Özer (78e). La réussite était décidément du côté des Nordistes avec cette dernière situation de Jörgensen dans les mains d’un Özer, héros de ce match. Il permet au LOSC de s’imposer 1-0 et de prendre la tête du championnat avec 7 points.
Toulouse
Carlo Ancelotti
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