Le couperet est tombé vendredi soir pour les Girondins de Bordeaux. Saisi après l’exclusion du club des championnats nationaux prononcée par la DNCG le 30 juin, puis confirmée en appel le 15 juillet, le CNOSF a finalement préconisé le maintien de cette sanction. La direction bordelaise, qui avait déposé son recours le 27 juillet et présenté ses garanties lors d’une audition le 5 août, n’a donc pas obtenu gain de cause. Pourtant, entre-temps, Gérard Lopez a cédé le club à Sparta Capital, avec notamment 10,6 M€ placés sous séquestre pour sécuriser le financement de la saison.

Une décision qui a pu surprendre ce vendredi soir et qui rapproche le club d’une liquidation judiciaire. Mais l’avis du CNOSF n’est pas une décision définitive. Il s’agit d’une recommandation consultative et c’est désormais le Comité exécutif de la FFF qui doit statuer sur le sort des Girondins. Le club au scapulaire l’a d’ailleurs rappelé dans un communiqué particulièrement ferme, estimant que les garanties apportées par les nouveaux investisseurs auraient dû permettre de suspendre les effets de la rétrogradation. Le club affirme notamment disposer, en plus des 10,6 M€ sous séquestre, de 10 M de dollars sur un compte dédié chez JP Morgan et assure vouloir respecter le plan de continuation 2025-2035.
Bordeaux va se tourner vers le Comex de la FFF
La prochaine échéance est donc la décision de la FFF. Si son Comité exécutif suit la recommandation du CNOSF et maintient l’exclusion de Bordeaux des compétitions nationales, le club pourra encore saisir le tribunal administratif, avec la possibilité d’accompagner son recours d’un référé-suspension. Mais le calendrier est extrêmement serré : Bordeaux dispose de quinze jours à compter de la proposition du CNOSF pour agir, soit jusqu’au vendredi 28 août, à la veille de la reprise du Régional 1. Cette procédure constitue désormais l’une des dernières voies de recours pour tenter d’éviter le scénario catastrophe, alors que la menace d’une liquidation judiciaire se rapproche. En cas de maintien de l’exclusion, le commissaire à l’exécution du plan pourrait notamment demander la résolution du plan de continuation, première étape potentielle vers une liquidation de la SASP.
En parallèle, Bordeaux doit aussi attendre la décision des instances régionales concernant son avenir sportif immédiat. Les Girondins sont pour l’instant inscrits dans la poule B de Régional 1, avec un premier déplacement programmé le 29 août à Saint-Médard-en-Jalles, mais cette inscription n’est pas encore définitive. La commission régionale de contrôle des clubs doit examiner les documents comptables transmis par les dirigeants, notamment le budget prévisionnel, avant de rendre son avis au comité directeur de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine, qui déterminera la division du club. Un dossier d’autant plus sensible que le rachat par Sparta Capital était conditionné au maintien en National et que, sans compétition, Bordeaux craint désormais pour sa survie même. Pour rappel, en cas de liquidation judiciaire, le club perdrait ainsi son numéro d’association et n’existerait plus en tant que "Girondins de Bordeaux". Il perdrait aussi son palmarès. Un scénario catastrophe qu’a vécu le FC Sète qui, après sa disparition juridique, n’a pas été autorisé par la FFF à reprendre le nom historique du club et a dû se recréer sous l’appellation Sporting Club Sétois.
波尔多
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