Du côté de Lyon, la fin de mercato a été particulièrement mouvementée. Si l’OL a pu officialiser Keito Nakamura après le deadline day, ce dernier jour de marché estival avait été marqué par plusieurs dossiers, comme celui menant à Malick Fofana, avec de nombreux rebondissements. Le Belge s’est finalement engagé avec Sunderland. L’arrivée de Youssouf Fofana, qui semblait conclue, a capoté, alors que le club n’a pas réussi à vendre Nicolas Tagliafico. Ainsley Maitland-Niles a lui pu rebondir à Everton.

Pour beaucoup, le club rhodanien fait partie des grands perdants de ce mercato. Mais dans le même temps, de nouvelles affaires sont venues secouer le club de la capitale des Gaules, et elles sont bien plus graves que de simples transferts de joueurs. Deux agressions à caractère raciste ont été signalées aux abords du Groupama Stadium samedi 29 août, en marge de la rencontre entre l’OL et Le Havre.
SOS Racisme prend la parole
Selon Le Progrès, un lycéen de 17 ans, qui revenait d’une séance de futsal, aurait été pris à partie par une quarantaine d’individus cagoulés et armés de matraques. Visé par des insultes racistes et des menaces de mort, l’adolescent souffre notamment d’une fracture de la mâchoire et du nez et s’est vu prescrire 30 jours d’ITT. Une plainte a été déposée. Ce n’est pas tout puisque Meriem Bouchedda, conseillère municipale de Rillieux-la-Pape, et son conjoint ont également été agressés après la rencontre et se sont chacun vu prescrire 15 jours d’ITT.
Face à la gravité des faits, SOS Racisme et Sportitude viennent de saisir la justice et demandent que le caractère raciste des violences soit pleinement pris en compte dans l’enquête. « Le racisme ne peut être considéré comme une circonstance secondaire. Lorsque des violences sont commises en raison de l’origine des victimes, cette dimension doit être pleinement recherchée dans l’enquête », ont rappelé les deux associations, qui réclament notamment l’exploitation des images de vidéosurveillance et des réseaux sociaux. Kylian Abdelli, président de SOS Racisme Lyon, appelle également à examiner les liens de certains groupes ultras avec « la mouvance radicale de l’extrême droite lyonnaise ». Déjà mobilisées pour des faits similaires en 2023 et 2024, les associations demandent un renforcement des mesures de prévention. De son côté, l’OL a condamné ces violences et annoncé une politique de tolérance zéro. Autant dire que ce qui se passera autour de la rencontre entre l’OL et Auxerre demain soir sera scruté de très près…
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