Du côté de l’OGC Nice, les démons du passé refont déjà surface. Ce samedi soir, les Aiglons se sont inclinés sur la pelouse d’Auxerre (1-0) et pointent désormais à la dernière place de Ligue 1. Après quatre journées, le bilan est particulièrement inquiétant : deux matches nuls, deux défaites et toujours aucune victoire. Le contexte rend cette défaite encore plus difficile à digérer puisque l’AJA n’avait tout simplement pas encore pris le moindre point cette saison, après trois défaites lors des trois premières journées et onze buts encaissés. Nice, de son côté, n’est donc même pas parvenu à marquer face à une défense auxerroise pourtant largement mise en difficulté depuis le début de l’exercice.

Les Niçois pensaient pourtant repartir sur de nouvelles bases après une saison dernière particulièrement éprouvante. Le club avait frôlé le chaos et la relégation sous Franck Haise puis Claude Puel, ne sauvant finalement sa place parmi l’élite qu’in extremis lors des barrages. L’arrivée cet été d’Olivier Pantaloni devait permettre au Gym de tourner la page et de retrouver rapidement une certaine sérénité. Mais pour l’instant, le scénario est bien différent. Avec un calendrier pourtant abordable sur ce début de saison, le coach de 59 ans souhaitait engranger rapidement des points afin de travailler dans la confiance. Au contraire, ce sont les vieux démons qui semblent refaire surface. Face à Auxerre, Pantaloni avait notamment aligné pour la première fois le duo Wahi-Amoura, une association offensive prometteuse sur le papier, mais qui n’a pas suffi à débloquer la situation.

Une situation déjà délicate

Comme depuis le début de saison, Nice a surtout donné l’impression d’une équipe en plein doute. L’action de la 9e minute en est peut-être l’un des symboles : sur une remise en retrait d’Axel Witsel, Yehvann Diouf, gardien sénégalais du Gym, a pris le ballon à la main, offrant un coup franc indirect très dangereux à Auxerre dans sa surface. Une erreur de lucidité qui illustre les difficultés rencontrées par une équipe qui peine à trouver de la sérénité, aussi bien offensivement que défensivement. Malgré tout, Olivier Pantaloni refusait de cibler un joueur en particulier après la rencontre. « C’est dur pour les joueurs parce que je pense qu’ils ont produit le jeu qu’on attendait d’eux. Il n’a pas manqué grand-chose. On a le sentiment que rien ne réussit, mais il ne faut pas baisser les bras et, au contraire, continuer comme on le fait au quotidien. Je ne veux pas incriminer un joueur en particulier. On doit faire des progrès offensivement et défensivement. »

Interrogé sur un éventuel changement de système, le technicien niçois a également tenu à défendre ses choix : « Je ne pense pas que le système soit un questionnement. Les joueurs se sentaient à l’aise par rapport à ce qu’on a proposé, on domine par séquences cette équipe auxerroise, mais ça ne nous réussit pas. » Pantaloni estime toutefois que son groupe doit encore se débarrasser du poids de la saison dernière : « Il reste peut-être des traces de la saison passée, et nous ne sommes pas 100 % compétitifs, mais j’ai vu du mieux par rapport à la semaine passée. » Le problème, c’est que le classement, lui, ne laisse aucune place à l’optimisme : Nice est dernier de Ligue 1 après quatre journées. Il reste évidemment énormément de matches, mais après une saison passée passée à lutter pour sa survie, le Gym voulait absolument éviter de replonger dans une spirale négative. Pour l’instant, le nouveau départ espéré ressemble dangereusement à une continuité. Et la prochaine journée face à Lille ne sera pas de tout repos non plus.