Chaque saison, les cadors de Ligue 1 se battent pour une seule chose, espérer terminer dans le top 4, voire même le top 3 du championnat. Celui qui permet de décrocher un ticket direct pour la très lucrative Ligue des Champions. Il faut dire que pour les écuries tricolores, le contraste financier entre les joutes nationales et le continent se creuse un peu plus chaque saison. Alors que le paysage audiovisuel français est en pleine crise malgré le lancement de la plateforme Ligue 1+, les recettes redistribuées aux clubs de l’Hexagone demeurent très modestes, amputées par les différends et réajustements des diffuseurs (- 78,5 M€ du fait de la sortie de BeIN Sports et – 85 M€ suite à la fin de l’indemnité octroyée par DAZN pour sortie anticipée du contrat).

À l’inverse, l’UEFA déploie un trésor de guerre impressionnant pour ce cycle européen : une enveloppe globale brute fixée à 4,4 milliards d’euros. Sur les 3,317 milliards d’euros redistribués aux clubs engagés dans ses coupes d’Europe, l’instance dirigeante en réserve 2,467 milliards d’euros (soit 74,38 %) uniquement à la Ligue des Champions et à la Supercoupe. Une aubaine absolue pour le Paris Saint-Germain, le LOSC et le RC Lens qui vont représenter la France en C1.
La mécanique des trois piliers de l’UEFA
Pour attribuer ce pactole aux 36 formations qualifiées pour la phase de ligue, l’instance européenne utilise une formule savamment orchestrée autour de trois piliers. Le premier, historique et bien connu de la C1, garantit une prime de participation identique pour tous d’un montant de 18,62 millions d’euros dès l’entrée en lice et avant même d’avoir entendu pour la première fois la célèbre musique de la Champion’s League résonner lors du premier match.
À cette base fixe s’ajoutent les primes de performance sportive, qui distribuent 2,1 millions d’euros par victoire et 700 000 euros par match nul, complétées par un bonus au classement final et des dotations progressives à chaque tour à élimination directe (11 M€ pour un 1/8e de finale, 12,5 M€ pour un 1/4, 15 M€ pour une demi-finale, 24,5 M€ pour le vainqueur et 18 M€ pour le finaliste) pouvant rapporter jusqu’à 110 millions d’euros au vainqueur.
Enfin, le nouveau "pilier valeur" (voir détails et explications sur le site de l’UEFA) est une combinaison des anciens piliers « part de marché » (valeur du marché du pays) et « coefficient » (coefficient individuel du club). Il regroupe les droits TV nationaux et le coefficient historique des clubs sur cinq et dix ans, offrant un avantage certain aux écuries tricolores grâce à la forte contribution des diffuseurs français comme Canal+, qui dépense, rappelons le, plus de 450 M€ chaque année pour la diffusion de la Coupe aux grandes oreilles.
PSG, Lille, Lens : le détail des gains attendus
Grâce à ce barème et à son statut de double tenant du titre, le Paris Saint-Germain domine très largement les débats financiers. Le club de la capitale est assuré d’empocher un chèque minimum de 63,97 millions d’euros avant même le coup d’envoi de son premier match. Selon des projections révélées par l’Equipe, une qualification en quarts de finale assurerait aux Parisiens des gains compris entre 80 et 100 millions d’euros, avec la possibilité d’atteindre à nouveau les 150 millions d’euros en cas de sacre en finale. De leur côté, le LOSC d’Olivier Letang peut légitimement viser un pactole allant de 60 à 70 millions d’euros, voire 105 millions d’euros en cas d’exploit continental. Pour le RC Lens de Jean-Louis Leca et de Benjamin Parrot, les revenus attendus oscillent entre 50 et 60 millions d’euros, soit évidemment beaucoup plus que l’intégralité de leurs droits TV nationaux sur une saison entière voire même de plusieurs.
Paris Saint-Germain
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