Marc Rétali est sorti du silence après son éviction express du nouveau staff de l’équipe de France. Nommé podologue des Bleus le 13 août, l’Alsacien a appris dès le 15 que sa collaboration ne se poursuivrait pas, la FFF lui reprochant d’avoir manqué à son devoir de réserve après une interview accordée à RMC Sport le jour de l’annonce de sa nomination. Dans un entretien aux Dernières Nouvelles d’Alsace, Rétali conteste surtout la proportion de la sanction et souligne qu’il n’avait alors encore signé aucun contrat. « Je n’avais pas encore signé mon contrat quand les journalistes m’ont sollicité », rappelle-t-il. S’il reconnaît avoir reçu des recommandations de prudence, il assure ne pas avoir compris qu’une interdiction stricte de s’exprimer avait été formulée : « Cela valait un carton jaune, une sanction, un blâme, mais pas une exclusion totale. »

Le podologue affirme n’avoir reçu son contrat que le 14 août au soir, soit le lendemain de son interview, et explique avoir découvert seulement à ce moment-là l’existence d’une clause de réserve stricte vis-à-vis des médias. Le lendemain, il apprend que son nom est définitivement retiré du staff de Zinédine Zidane. « Dès qu’on parle de l’équipe de France et de Zinédine Zidane, ça prend une caisse de résonance assez marquée », estime Rétali, qui assure n’avoir livré aucune information sensible. Fort de vingt années d’expérience auprès du FC Sochaux et de collaborations avec plusieurs équipes cyclistes professionnelles, il dit désormais vouloir tourner la page tout en défendant son image et celle de sa famille. Pour lui, la Fédération a surtout voulu envoyer un message dès la constitution du nouveau staff : « Oui, on a fait de moi un exemple. »
Zinédine Zidane
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