« Ce que j’aime dans cette équipe, tout le monde se sent concerné et c’est ce que je veux pour mon équipe. Tout le monde doit être concerné, se dire « je vais amener quelque chose ». Après, c’est à moi de faire les choix, mais à eux d’être prêts.» C’est peut-être là qu’il faut chercher la patte Zinédine Zidane, dans cette déclaration d’après-match contre la Belgique qui en dit long sur son projet pour l’équipe de France. Pendant que Jürgen Klopp a appelé 44 joueurs pour une large revue d’effectif, Zizou en avait convoqué 23 (dont 3 gardiens, soit 20 joueurs de champ) pour 4 matches à disputer. Et il n’a même pas remplacé Kylian Mbappé, qui a quitté le rassemblement sur blessure.

On comprend désormais la raison de ce choix à la lumière de sa deuxième composition d’équipe, avec 9 changements dans le onze de départ. Et l’envie de donner de la confiance à ceux qui auraient pu penser jouer les utilités ou simplement faire le nombre dans le groupe. Cette confiance témoignée par Zidane, et déjà relatée par Da Cunha, Jacquet et Diouf, semble être le ciment de son projet. Envoyer des novices à l’extérieur face à la Belgique aurait pu effrayer plus d’un sélectionneur… Mais les prochains matches arrivent, et Zidane va être confronté quoi qu’il arrive à de nombreux choix, qui pourraient devenir des casse-têtes vu les bonnes prestations aperçues lundi soir.
Déjà plusieurs décisions délicates à prendre
Qui jouera contre l’Italie pour le premier match de l’ère ZZ au Stade de France ? Un match de gala, après 4 jours de repos, où tous postuleront. S’il a réfuté toute idée d’équipe type, on a malgré tout le droit de penser que l’équipe alignée en Turquie pour son premier match ressemblait à la meilleure formation possible, avec des joueurs clés et d’expérience à quasiment tous les postes. La bonne prestation de Jérémy Jacquet, par exemple, en défense centrale, posera la question de qui accompagnera Dayot Upamecano, qui paraît indispensable. Maxence Lacroix, plutôt bon contre la Belgique, ou Jacquet ? Ou Leny Yoro, appelé de dernière minute et toujours pas entré en jeu ? Si Pierre Kalulu semble encore une simple alternative à Jules Koundé côté droit, on regardera également attentivement qui d’Adrien Truffert ou d’Andry Diouf sera choisi à gauche pour affronter l’Italie.
Au milieu, l’épatante prestation de Lucas Da Cunha au poste de numéro 6 risque d’alimenter le débat, alors que Manu Koné avait été installé à ce poste face à la Turquie. De plus, les deux joueurs évoluent en Serie A et connaissent la plupart des joueurs en face. De même, Eduardo Camavinga a livré un excellent match en Bleu, le premier depuis bien longtemps, et pourrait concurrencer Adrien Rabiot plus que prévu. Si Ousmane Dembélé ne semble pas avoir grand-chose à craindre pour son poste de 9, la démonstration de Désiré Doué va elle aussi ouvrir un débat sur le meilleur trio offensif possible. Le forfait de Kylian Mbappé résout une partie du problème jusqu’à la fin du rassemblement, avec un duel entre Désiré Doué et Bradley Barcola pour occuper le côté gauche. Mais Doué a-t-il une chance d’infiltrer le onze avec Mbappé à gauche et Olise à droite ? Zinedine Zidane sera attendu sur certains choix forcément délicats, où les statuts de certains vacilleront.
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