Ce dimanche, l’OL se devait d’éviter la série de 10. Loué il y a quelques semaines pour avoir compilé 13 victoires de suite toutes compétitions confondues, le club rhodanien avait pour mission de sortir de sa phase noire avec neuf matches sans victoire depuis le 15 février dernier. En chute libre au classement, les Gones avaient l’opportunité de remonter à la cinquième place en cas de victoire contre Lorient. Pour ce faire, Paulo Fonseca a décidé d’opérer plusieurs changements majeurs dans son onze. Ainsi, Endrick et Corentin Tolisso étaient sur le banc tandis que Steeve Kango et Rachid Ghezzal étaient alignés sur le flanc droit. Face à eux, les Merlus qui, comme ils l’ont montré lors de leur grande saison, ont toutes les armes pour jouer les poils à gratter. Problème : plusieurs cadres étaient absents (Abergel, Talbi) et Olivier Pantaloni, l’entraîneur breton, a annoncé son départ en milieu de semaine.

Avec tous ces éléments, la première période a démarré sur des bases assez moroses. Sans fulgurances et en panne de confiance, les Gones n’ont pas réussi à trouver des espaces face à un bloc breton très compact. Malgré quelques accélérations de Nartey et Moreira, l’OL n’a pas eu de vraies occasions à l’instar de cette tête trop enlevée de Yaremchuk (10e). En face, Lorient a perdu Théo Le Bris sur blessure et n’a pas été plus inspiré. Pourtant, la plus grosse occasion de la première période a été en faveur des visiteurs. Trouvé sur un centre venu de la droite, Bamba Dieng a repris de volée pour s’offrir un but facile. C’était sans compter sur Dominik Greif qui, déjà sollicité 15 minutes avant sur une frappe lointaine (31e), a sorti une parade magistrale pour permettre à l’OL de rentrer aux vestiaires sur un score vierge (45+2e).

Endrick et Tolisso ont métamorphosé l’OL

Pour montrer un autre visage dès la seconde période, Fonseca a décidé de procéder à trois changements à la mi-temps. De ce fait, Endrick, Corentin Tolisso et Orel Mangala ont pris les places de Rachid Ghezzal, Steeve Kango et Noah Nartey. Des entrées providentielles qui ont changé la face de Lyon et du match. Après une première tentative de Mangala (47e), c’est Endrick qui s’est rapidement illustré. Critiqué pour ses performances jugées décevantes par son coach, le joueur prêté par le Real Madrid a répondu cash. Sur la droite, le Brésilien s’est mis sur son pied gauche et a distillé un centre millimétré vers Yaremchuk qui a conclu d’une belle tête (1-0, 49e). Lancé mais loin d’être rassasié, Lyon a remis le couvert dans la foulée. Après une nouvelle accélération d’un Endrick très dangereux en seconde période, Corentin Tolisso a profité de la parade de Mvogo pour conclure dans le but vide de la tête (2-0, 55e). Après son but, le capitaine a affiché une détermination qui illustre parfaitement l’état d’esprit des Rhodaniens en seconde période.

Beaucoup plus incisifs sur les duels et avec deux buts d’avance, les Gones n’étaient pas pour autant à l’abri. Et au cas où les coéquipiers de Clinton Mata n’en étaient pas conscients, la grosse occasion ratée par Bamba Dieng faisait figure de piqûre de rappel (59e). Reculant de plus en plus au fil des minutes, l’OL s’en est encore remis à Dominik Greif, en état de grâce ce dimanche, pour repousser une tentative lointaine d’Avom (81e). Solide défensivement et efficace devant, à la différence des derniers matches, Lyon est donc allé chercher une première victoire depuis le 15 février dernier. L’OL casse ainsi sa spirale négative et collectionne un 15e clean-sheet cette saison. Au classement, les Gones font une belle opération en remontant à la cinquième place et recollant à un point de l’OM et deux du LOSC avant un déplacement compliqué sur la pelouse du PSG la semaine prochaine. De son côté, Lorient s’est heurté à un grand Greif et stagne à la 9e place au classement.